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ENS de Lyon : fleuron de l'enseignement et de la recherche

Pour comprendre l’histoire actuelle de l’ENS de Lyon, il faut remonter à la fin du XIXe siècle.

EconomieServices Publié le ,

Jules Ferry crée par décret l’Ecole de Fontenay-aux- Roses, puis deux ans plus tard, celle de Saint-Cloud, transformées en 1887 en Ecoles Normales Supérieures de l’enseignement primaire. A l’origine destinées à la formation des maîtres – et des maîtresses puisque l’école de Fontenay-aux-Roses est ouverte aux jeunes filles – ces écoles, gratuites et modernes pour l’époque, se sont orientées, au fi l du temps, sur la préparation à l’agrégation adossée à la recherche. A la faveur des mouvements de décentralisation (voire de délocalisation) des années 80, les deux établissements sont dissous donnant lieu à la création de Fontenay/ Saint-Cloud pour les lettres tandis que la partie scientifique sera délocalisée à Lyon. Nous sommes en 1987 : le quartier de Gerland se redessine, la Halle Tony Garnier est en voie de réhabilitation et l’ENS de Lyon est l’un des premiers bâtiment à y voir le jour. La proximité avec la vallée de la chimie et son pôle scientifique associé sied bien aux nombreux chercheurs et scientifiques de l’école, qui devient vite le fer de lance du quartier. En septembre 2000, l’école de Fontenay/Saint-Cloud s’implante à son tour à Lyon, à quelques encablures du premier site, sur une autre friche industrielle, assortie d’un jardin concept de 7 ha. Pendant dix ans, les écoles restent indépendantes, tout en développant les collaborations, puis en 2010, elles deviennent une entité unique sous le nom définitif d’ENS de Lyon accueillant, un an plus tard, l’Institut Français de l’Education. Elle poursuit désormais « sa mission de service public de formation des enseignants, d’une élite mais au service de la nation, détaille Jean-François Pinton, le tout nouveau président de l’école, avec, comme spécificité, un lien très étroit entre enseignement et recherche » que ce soit du côté de « Monod » (les sciences) ou de « Descartes » (lettres et sciences humaines). Il n’existe en France que quatre Ecoles Normales Supérieures, toutes conçues sur ce modèle unique « avec une certaine idée du progrès ». Celle de Lyon, « un petit établissement agile de haute qualité » précise le président, se veut aussi le promoteur de la diversité, en multipliant les voies d’accès à l’établissement (50 % des étudiants ne sont pas des normaliens) ou en diversifiant les origines sociales et géographiques des étudiants, comme des enseignants et des chercheurs. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5110 du samedi 19 juillet 2014

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