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Enfants de la balle

Alep-est. A l'instar d'autres toponymes - Srebrenica pour le plus contemporain -, l'évocation de la cité syrienne fait froid dans le dos. Massacres de civils, champ de ruines, bombardements itératifs… Tous les éléments des scènes apocalyptiques y sont recensés.

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En cette période obsidionale orchestrée par les duettistes Poutine-Bachar el-Assad, le sort des civils, « enfermés dehors », ghettoïsés, inquiète. L’annonce, après cinq ans de guerre, d’un accord prévoyant l’évacuation de civils et de rebelles, rendue possible par un arrêt des combats, a déclenché l’euphorie d’une population exsangue, démunie et harassée. Ces images d’enfants, bras levés, criant leur espoir de recouvrer une liberté maintes fois rêvée, ont fait le tour du monde. Des espoirs vite douchés par le retour des bombardements, annihilant toutes velléités d’évacuation.


Partout, on s’insurge. Pour le représentant français auprès des Nations unies, François Delattre, cette « tragédie est le résultat de beaucoup de lâcheté, d’indifférence et de l’impuissance de la communauté internationale et de l’ONU ». Il est vrai que le mutisme de certains et l’inertie des autres peuvent être interprétés comme une preuve a silentio d’un renoncement. Mais comment renoncer face à cette détresse, celle d’une jeunesse privée potentiellement d’un avenir - impossible cependant de voir aussi loin -, amputée indubitablement d’un présent.

En ces temps de fête de Noël, où les enfants tiennent une place prépondérante, la situation d’Alep résonne avec encore plus d’acuité. A Lyon, l’enfance n’est pas une notion secondaire. En atteste la signature, cette semaine, de la charte « Ville amie des enfants ». En 2004, Lyon a été l’une des premières villes de l’Hexagone à rejoindre ce réseau, lancé par l’Unicef France (ndlr : 70e anniversaire de l’Unicef en 2016) et l’Association des maires de France deux ans plus tôt. Une « Ville amie des enfants » se caractérise par la qualité des actions et des innovations en direction des 0-18 ans. Outre la capitale des Gaules, la région recense moult collectivités adhérentes : d’Aix-les-Bains à Saint-Etienne, en passant par Oyonnax, Bron, Caluire-et-Cuire, Villefranche-sur-Saône, Roanne, Saint-Chamond ou la méridionale Montélimar.

Les initiatives à destination des enfants sont légion : l’accès au numérique et la vulgarisation des outils informatiques et technologiques ; l’appréhension du handicap via une participation à des jeux en fauteuils roulants ; la consultation des enfants pour qu’ils imaginent la « ville de demain » tant sur un plan paysager que patrimonial… Culture, société, communication… Tous les domaines sont explorés. Avec pour finalité de donner à chaque enfant les armes, inoffensives il s’entend, pour devenir un citoyen plein et entier.

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