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Énergies nouvelles : l'IFPEN imagine un paysage plus verdoyant

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Énergies nouvelles : l'IFPEN imagine un paysage plus verdoyant
DR - Le site de l'IFP Énergies nouvelles est basé à Solaize.

La baisse de la consommation de pétrole en 2020, confirmée par de nombreuses études est un tournant selon certains experts, et qui laisse le champ libre au déploiement de nouvelles énergies déjà en vogue. A Lyon, l'IFPEN est moteur dans cette dynamique.

Aurait-on atteint le fameux pic du pétrole ? La firme British Petroleum (BP) pense que oui en évoquant, dans une étude publiée le 14 septembre, que 2019 n'aura jamais autant connu une aussi forte consommation d'or noir. Un niveau qui selon elle ne sera plus jamais atteint.

"La baisse de la consommation de pétrole est claire et partagée par nombreux experts et diverses études, qui montrent que 100 millions de barils étaient produits par jour en 2019 tandis que le premier trimestre 2020 a été marqué par une baisse de 17 % de la production", commente Cécile Barrère-Tricca, directrice de l'IFPEN Lyon.

L'innovation en pôle position

La structure (financée à 55 % par ses ressources propres et à 45 % par l'État, pour un budget total de 280 M€), travaille sur le développement des énergies nouvelles en investigant plusieurs champs de techniques innovantes.

Avec 800 chercheurs et ingénieurs (pour un total de 1650, le reste des équipe étant affecté sur l'autre site de l'IFP Énergies nouvelles à Paris), la base lyonnaise intègre 7 des 8 directions de recherche (soit 180 laboratoires, des banc de test, ...). "Il n'existe pas de solutions miracles, nous sommes dans une logique de mix énergétique", poursuit Cécile Barrère-Tricca.

Un positionnement qui fait par exemple la part belle aux biocarburants et précisément à l'éthanol dit de deuxième génération qui peut s'incorporer dans l'essence. C'est le principe de la technologie Futurol, commercialisée début 2020 par Axens (Filiale de l'IFPEN) et qui a signé une première licence de vente à la société croate INA (industrie pétrolière). Celle-ci va produire 55 000 tonnes (équivalent à 70 millions de litres d'éthanol) de bioéthanol en utilisant des résidus agricoles.

"Nouveaux projets industriels"

L'IFPEN a par ailleurs collaboré avec le groupe Michelin à la construction du premier démonstrateur industriel de "production de butadiène à partir d'éthanol bio-sourcé" (qui s'achèvera fin 2020 sur le site Michelin de Bassens, près de Bordeaux). Autrement dit, le but est de fabriquer des caoutchoucs synthétiques innovants et plus respectueux de l'environnement.

"Fondé il y a 50 ans, pour passer du concept à la réalité, l'IFPEN avait déjà pris le virage de la transition énergétique il y a 15 ans. Aujourd'hui on constate que les attentes sociétale et politique sont fortes, de quoi motiver encore plus l'éclosion de nouveaux projets industriels", conclut Cécile Barrère-Tricca.

Son institut travaille actuellement sur un axe fort de développement, celui du recyclage chimique du plastique, via un procédé par dépolymérisation pour tous les types de déchets, y compris les bouteilles, les films, les barquettes ou le textile.




Julien THIBERT
Journaliste

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