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Ziwig, la start-up lyonnaise qui veut révolutionner la prise en charge de l'endométriose

Un simple test salivaire pour diagnostiquer l’endométriose : telle est l’innovation développée par Ziwig, start-up lyonnaise créée il y a cinq ans. Le point avec Yahya El Mir, l’un de ses fondateurs.
Ziwig, la start-up lyonnaise qui veut révolutionner la prise en charge de l'endométriose
© Ziwig - Yahya El Mir est l'un des dix fondateurs de Ziwig

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En quoi consiste cette innovation ?

Nous avons développé un test salivaire permettant de diagnostiquer l’endométriose, une maladie handicapante pour plus d’une femme sur dix. La patiente réalise elle-même son test en se prélevant de la salive au moyen d’un kit. Elle envoie ensuite le kit au laboratoire qui confirme ou infirme le diagnostic en quelques jours. L’endométriose se détecte dans le micro-ARN, marqueur de cette maladie, que l’on peut retrouver dans tous les fluides humains.

Cette technique n’est pas invasive contrairement aux modes de diagnostic qui prévalaient jusque-là, à savoir l’imagerie (qui ne permet pas de détecter toutes les formes d’endométriose) et la chirurgie. Elle permet également de diagnostiquer l’endométriose beaucoup plus facilement.

Aujourd’hui, les femmes qui souffrent de cette maladie consultent, en moyenne, dix médecins. Le diagnostic n’est posé qu’au bout de huit à douze ans. Deux des principaux symptômes sont les très fortes douleurs et des difficultés pour concevoir un enfant.

Comment avez-vous pu développer ce test salivaire ?

Depuis des années, nous ne trouvions pas d’autres méthodes pour diagnostiquer l’endométriose. Nous sommes partis du principe qu’il fallait tout revoir : la méthode, les outils et les équipes. Nous avons donc choisi de rechercher un biomarqueur sécrété par les fluides, les micro-ARN.

Pour que le diagnostic soit fiable, nous avons choisi d’en rechercher des milliers, et non quelques uns. Pour cela, les outils statistiques traditionnels ne suffisent pas : il a fallu faire appel à l’intelligence artificielle pour traiter les données.

Au niveau des équipes de recherche, nous avons bien sûr travaillé avec des spécialistes de la maladie, des médecins, mais également des entrepreneurs, des mathématiciens… Nous avons opté pour une approche pluridisciplinaire, ce qui offre une diversité des modes de pensée. La partie “recherche” a duré deux ans, et a mobilisé une cinquantaine de personnes. Nous avons bénéficié de l’écosystème lyonnais avec des experts qui ont travaillé chez Merck, Sanofi… Aujourd’hui, nous développons la partie industrielle et la logistique.

Comment avez-vous financé ces recherches ?

Par autofinancement. Aujourd’hui, nous préparons une levée de fonds car nous souhaitons changer d’échelle et nous lancer à l’international. Nous ne sortons pas encore de chiffre d’affaires, mais le potentiel est énorme.

Les kits sont-ils commercialisés, aujourd’hui ?

Dans certains pays, mais pas encore en France. Nous travaillons avec les autorités de santé pour que ce kit de dépistage soit délivré sur prescription et, donc, remboursés, afin d’être accessible au plus grand nombre de femme. Mais c’est imminent !

Allez-vous vous développer sur d’autres secteurs ?

Nous voulons appliquer ce procédé sur d’autres problématiques de santé féminine : grossesse, fertilité, cancers. Le potentiel de développement est énorme.

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