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Enchères : le « best of » 2015

8 hôtels des ventes, 8 pièces sélectionnées par chacun d'entre eux. C'est la vitrine du marché de l'art dans les salles des ventes lyonnaises et périphériques pour l'année 2015 que nous vous proposons, en huit gros plans.
Enchères : le « best of » 2015
D.R. - "Papillon vert", 1996, huile sur masonite par Bernard Buffet

CultureEnchères Publié le ,

C'est bien connu, les records sont faits pour être battus ! Mais est-il si important de se focaliser sur ces seuls records quand tout au long de l'année, les adjudications se succèdent selon des cotes variant aussi bien avec les modes qu'avec l'arrivée de nouveaux clients, notamment étrangers ? C'est la raison pour laquelle nous avons demandé à chacune des salles que nous suivons tout au long de l'année dans nos colonnes de choisir, pas forcément la plus haute de toutes leurs adjudications, mais celle qui leur a paru être la plus significative de leur activité en 2015.

Les choix vont de la peinture au mobilier, des livres anciens à la sculpture en passant par... l'automobile. Comme quoi, la diversité des spécialités a toujours de beaux jours devant elle. D’autre part, le développement des ventes dites « en live » galvanise le marché tandis que le goût des amateurs change comme il l'a toujours fait selon les époques. En bilan donc, une année 2015 pas mauvaise du tout sans être toutefois exceptionnelle, et quelques belles batailles d'enchères qui confirment la place importante tenue par les salles lyonnaises sur le plan national et international.

A Villefranche-sur-Saône

A quelques encablures du centre de Lyon, la salle des ventes de Villefranche-sur-Saône a connu un essor considérable en 2015. Belle émotion dans la salle, le 30 mai, quand Au bord du Nil, une importante statue en bronze patiné par Mahmoud Mouktar ou Mokhtar (Egypte, 1891-1934) a facilement dépassé son estimation initiale établie entre 150 000 et 200 000 € pour être finalement adjugée 350 000 € (hors frais) sous le marteau de Maître Gérald Richard, à un client du Moyen-Orient.

Au Nouvel Hôtel des ventes

On ne présente plus Claudius Linossier, le maître lyonnais de la dinanderie. Son aura a depuis longtemps dépassé les frontières du Rhône au profit d'une reconnaissance internationale. Le 12 décembre et sous le marteau de Maître Etienne de Baecque, un vase boule en dinanderie de cuivre martelé à patine brune pulvérisait son estimation de 3 000 / 5 000 € avant d'être adjugé 18 500 € (hors frais).

Chez Conan Auction

Idem pour Bernard Buffet dont les tableaux conservent une cote importante sur le marché de l'art. Sous le marteau de Maître Cécile Conan-Fillatre était proposé, le 11 novembre, Papillon vert,1996, une huile sur masonite signée et accompagnée de son certificat. Estimée entre 40 000 et 60 000 € par Olivier Houg, ce tableau était finalement adjugé à son estimation haute, soit 65 000 € (frais compris).

Aux Brotteaux

Plus de deux ans après la première vente « automobiles », Maître Claude Aguttes peut afficher une belle satisfaction devant le succès remporté par ces ventes spécialisées aux Brotteaux. Au nombre de deux par an, elles voient défiler les plus beaux bolides, comme cette Ferrari 246 GTS de 1973 ayant appartenu à Eric Charden, adjugée 330 000 € (hors frais) le 21 mars, confirmant ainsi son estimation basse établie par Benjamin Arnaud.

A Lyon 9e

Dans le genre estimation pulvérisée, on retiendra celle à 35 000 / 40 000 € établie par Philippe Guinot pour une Vue de Constantinople peinte par François Léon Prieur-Bardin (1870-1939), proposée le 28 novembre à Lyon 9e. Particulièrement bien peint, ce tableau animé trouvait preneur après une belle bataille d'enchères à... 246 750 € (frais compris) sous le marteau de Maître Madeleine Milliarède. Quand divers amateurs un peu fortunés ont le même coup de cœur pour une œuvre, difficile évidemment de se baser sur une cote précédente....

Chez Maîtres Bremens et Belleville

Bon, on ne va pas faire une nouvelle fois état des records atteints par les œuvres d'art asiatiques et plus particulièrement chinoises, mais saluons quand même les 35 000 € (hors frais) atteints le 26 juin par Composition 236, 1965, une gouache de l'illustre Chu Teh-Chun signée en chinois et en pinyin. Estimée entre 20 000 et 30 000 € par Damien Voutay, cette gouache confirmait la cote soutenue de cet artiste sur le marché international.

Chez Artcurial Lyon

Quand l'œuvre littéraire croise l'œuvre graphique, on peut s'attendre à un beau résultat. Encore plus lorsqu'il s'agit de maîtres en la matière, ce qui était le cas le 16 septembre chez Artcurial Lyon sous le marteau de Maîtres Michel Rambert et Agnès Savart. Etait proposé La Rivièreenchantée, un ouvrage rare de René Héron de Villefosse illustré d'eaux-fortes originales de Foujita. Estimé entre 25 000 et 30 000 € par Edgar Daval, il était âprement disputé par plusieurs bibliophiles et amateurs d'art pour être finalement adjugé 68 200 € (frais compris).

Sous le marteau de Maîtres Bérard, Péron et Schintgen

A qualité exceptionnelle, prix exceptionnel ! Louis Majorelle est une des références en matière d'Art Nouveau, et même si certaines de ces productions ont été déclinées en série, d'autres, généralement prestigieuses, ont été produites à peu d'exemplaires voire de façon unique. C'est le cas pour cette vitrine d'apparat présentée le 3 décembre par le groupe Ivoire à Lyon, rare meuble de cet illustre ébéniste présenté au Salon des industries du mobilier de 1905 à Paris. En noyer mouluré, acajou et palissandre, elle était estimée entre 40 000 et 60 000 € par Thierry Roche. Adjugée au final 77 490 € (frais compris), elle marquait en beauté la fin de l'année 2015 chez Ivoire Lyon.

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