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EMPREINTES DE MAIRES : Jean-François Terme

Né le 11 juillet 1791, dans une famille de négociants lyonnais, Jean François Terme, après de solides études classiques, fait sa médecine à Paris.

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Etant donné la maladie, puis la mort de son frère contre laquelle il ne peut rien faire, il refuse d’exercer. Cependant, il soigne gratuitement les amis et les pauvres. Les affaires publiques l’intéressent. Après avoir été adjoint de ses deux prédécesseurs, Gabriel Prunelle et Christophe Martin, il est maire de Lyon pendant sept ans, du 30 octobre 1840 au 8 décembre 1847. Il préside le conseil avec une autorité entrainante, son œuvre municipale est considérable.

Un maire d’une grande efficacité

A peine a-t-il pris ses fonctions, qu’il doit faire face à une énorme inondation qui emporte trois ponts sur la Saône, détériore les quais, et effondre six cents maisons. Lors de cette catastrophe, le Docteur Terme est sur tous les fronts, il donne ordres et conseils, apporte secours et consolation. Sa présence sur le terrain renforce sa popularité. Les trois ponts, La Feuillée, de Serin et du Palais de Justice sont reconstruits rapidement, puis la ville assainie par la constitution d’un réseau d’égouts. Ce maire dynamique perce la première voie directe entre les Terreaux et Bellecour, la rue Centrale, notre rue de Brest actuelle, et de ce fait, inaugure l’application de la loi sur les expropriations pour cause d’utilité publique. Sa ténacité dans l’action, va permettre la création des quais Fulchiron et Saint Antoine, de manière à protéger les riverains des crues de la Saône. Il achève, en les agrandissant, les églises Saint François, Saint Paul, Saint Nizier et Saint Georges et commence la construction de Sainte Blandine. Les piétons peuvent lui rendre honneur, car c’est lui qui est à l’origine des trottoirs. « C’est à Monsieur Terme que nous devons le commencement et l’exécution d’une grande partie de nos trottoirs » dira quelques années plus tard le Préfet Vaïsse. Il fait élever l’élégante fontaine de la place Saint Jean, et terminer la façade de l’Hôtel Dieu, et s’efforce également de développer les écoles et asiles pour enfants. Le maire se livre à une véritable guerre des rues, en liquidant les échoppes illégales, et en développant l’éclairage urbain commencé par Prunelle, en signant le premier accord entre la ville et la Compagnie Gaz de France.


De nombreuses idées

Dans ses écrits, il propose plusieurs mesures : utiliser les eaux de source comme eaux potable, fonder une caisse de prêt en cas de chômage, appliquer un tarif réglementaire pour le travail des canuts, et un impôt sur le revenu progressif, pour relever les classes que l’aumône dégrade. Mais peu de ces propositions seront suivies.
Après une maladie de neuf jours, il décède le 8 décembre 1847. Les imposantes funérailles qui lui furent offertes rendent justice à son zèle pour le bien public. En donnant le nom de Terme à la rue qui monte des Terreaux sur la colline de la Croix Rousse, la ville a voulu rendre hommage à ce maire qui a mis toute son énergie dans l’embellissement de la cité, et dans l’amélioration de tous les services.

Bruno Lépine

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