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Emmanuel Squinabol : « L'humain au cœur de la réussite d'une reprise d'entreprise en difficulté »

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Emmanuel Squinabol : « L'humain au cœur de la réussite d'une reprise d'entreprise en difficulté »
DR - Emmanuel Squinabol

L'association Prévention & Retournement à Lyon réunit les professionnels des entreprises en difficulté. Son président présente les risques et opportunités de reprise d'une entreprise qui connaît des turbulences.

Qui l'association Prévention & Retournement rassemble-t-elle et quelles sont ses missions ?

Prévention & Retournement est née à Lyon en 2004 d'un constat simple : il n'existait pas de lieu de rassemblement et d'échange pour les professionnels des entreprises en difficulté. L'association s'est constituée autour d'un noyau dur de quelques membres, puis s'est développée jusqu'à essaimer en ouvrant une antenne à Marseille en 2015 puis à Bordeaux en 2017. Nous réunissons aujourd'hui 150 membres, dont 80 à Lyon, et avons pour vocation de créer l'émulation, d'apporter des formations et de peser dans les débats des évolutions législatives. Nous avons une vraie légitimité à faire remonter notre retour d'expérience à la chancellerie et à Bercy. Nous ne sommes pas un guichet d'informations, mais bien une structure destinée aux professionnels du chiffre. Nous comptons dans nos rangs des experts-comptables, des avocats, des administrateurs et mandataires judiciaires, des banquiers, des assureurs, des managers de transition…

Quelles sont les particularités du restructuring ?

Un chef d'entreprise confronté à des difficultés doit faire appel à des spécialistes. Nous travaillons vraiment en rupture. A titre d'exemple, un expert-comptable conseille généralement d'éviter de faire de la dette alors que, personnellement, j'estime qu'une bonne restructuration nécessite de la dette. Les défaillances d'entreprises sont en baisse et sont passées de 63 000 en 2015 à 55 000 en 2018 au niveau national. Le Tribunal de Commerce de Lyon a dénombré l'an dernier 1 300 procédures collectives.

Reprendre une entreprise en difficulté peut être une opportunité, mais quels sont les pièges à éviter ?

La dimension stratégique d'une reprise est assez bien appréhendée. En revanche, la dimension financière et la dimension sociale peuvent être sous-estimées alors qu'elles sont essentielles. Sur le volet financier, il faut bien sûr prendre en compte le prix d'achat de l'entreprise, mais aussi bien évaluer le besoin en fonds de roulement car une entreprise qui a connu des difficultés aura moins facilement accès à des crédits fournisseurs et n'aura pas la confiance des banques. Sur le volet social, l'enjeu est également primordial. Dans une entreprise qui a souffert, les salariés ont souvent une attitude de défiance, peuvent être en situation de stress voire de burn out. Il y a une totale perte de confiance. Il faut donc faire adhérer les salariés au nouveau projet et beaucoup communiquer en lien avec les anciens actionnaires et dirigeants. Pour réussir cette mission, le repreneur doit identifier les collaborateurs clés sur lesquels il peut s'appuyer.




Severine RENARD
Journaliste

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