AccueilSociétéEmile Bourdaret, le défenseur du pacifisme coréen

Emile Bourdaret, le défenseur du pacifisme coréen

L’année 1894 sera marquée par la première guerre sino-japonaise, qui se poursuivra huit mois durant et se conclura par l'abandon de la suzeraineté de la Chine sur la Corée, qui devient, deux ans plus tard, un empire indépendant.

ActualitéSociété Publié le ,

C'est alors que le Japon moderne se glisse dans le dispositif colonial, recherche avidement à passer un accord avec les Etats-Unis, tout en prenant soin de ne pas heurter les puissances européennes. Il s'engage ainsi à ne pas gêner les Britanniques en Inde ou en Birmanie, il ne concurrence pas les Français en Indochine, ni les Américains aux Philippines... Le « pays du matin calme », à peine libéré, passe progressivement sous influence nippone. Un protectorat en 1905, une annexion en 1910. Depuis la France, l'affaire est suivie de loin, quand elle ne tombe simplement pas dans l'indifférence. Au tournant du XXe siècle en effet, peu d’Occidentaux s’élèvent contre la mainmise qu'opèrent les Japonais sur leur voisine coréenne. Nul besoin de s'étonner alors, au moment où l'indépendance de la péninsule asiatique est mise en jeu, de lire dans la presse de nombreux récits l'accusant de faiblesse ou de passivité, allant même jusqu'à l'associer à une « Europe moyenâgeuse ». Il est courant de trouver aux Coréens des défauts, des tares, des insuffisances qui expliquent - quand ils ne la justifient pas - l'irruption japonaise. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5119 du samedi 20 septembre 2014

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?