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Énergie Elyse Energy veut s’imposer dans l’hydrogène vert

Forte de plusieurs dizaines de millions d’euros, la plateforme d’initiations de projets de production d’hydrogène vert Elyse Energy entend compter dans la structuration et l’émergence de la filière en Europe.
Elyse Energy veut s’imposer dans l’hydrogène vert
DR - Pascal Pénicaud lance, avec trois autres associés, un nouvel acteur de l’hydrogène vert

EconomieIndustrie Publié le ,

Après avoir contribué, pendant plusieurs années, à l’émergence et à la structuration des filières solaires, éolienne et biométhane, Pascal Pénicaud, via sa société d’investissement Falkor, intègre l’hydrogène vert dans sa stratégie de développement en faveur de la transition énergétique. L’entrepreneur a choisi pour cela de créer une filiale dédiée, Elyse Energy, en partenariat avec un autre acteur du secteur, le Montpelliérain Vol-V, détenue par ses fondateurs Cédric de Saint-Jouan, Arnaud Guyot et François Bouffard. 

Les deux spécialistes des énergies renouvelables se sont également associés avec Benoit Decourt (basé à Lyon, responsable des opérations d’Elyse) et Stéphane Guillard. Organisée sous forme de plateforme d’initiations de projets de production d’hydrogène, Elyse Energy sera capable d’identifier des terrains, de construire, financer et exploiter des unités de production, seul ou en partenariat. Elle s’adresse en priorité aux industriels et aux transporteurs. 

"Doubler de taille d’ici douze mois"

"Notre volonté, c’est de produire de l’hydrogène vert, c’est-à-dire avec des énergies renouvelables, au plus près du consommateur", explique Pascal Pénicaud, également président d’Elyse Energy. 

Ce positionnement territorial se traduit aussi dans la structuration d’Elyse. "Nos équipes travaillent dans une flexibilité totale, soit à 100 % en télétravail, soit à Lyon, Marseille ou Toulouse par exemple", poursuit le dirigeant. Elyse compte déjà une dizaine de collaborateurs et ambitionne de "doubler de taille d’ici douze mois", selon Pascal Pénicaud. 

Une taille nécessaire pour suivre la trentaine de projets sur trois ans prévus. Deux sont déjà initiés : un dans le sud de la France pour un transporteur maritime avec une mise en œuvre en 2025 et l’autre pour un industriel de la région Auvergne-Rhône-Alpes à l’horizon 2023.

Marché européen

D’ores et déjà, Elyse Energy veut s’imposer sur le marché européen à commencer par le Royaume-Uni, le Portugal et la Suède. 

"Les projets de production prennent du temps à se concrétiser mais nous avons l’assise financière pour cela. Nous nous inscrivons clairement dans une vision à long terme nécessaire", poursuit l’entrepreneur. 

Elyse Energy est, en effet, dotée d’une capacité d’investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros (montant précis non communiqué) pour les cinq prochaines années. Des fonds qui doivent financer la première étape du projet, d’autres pourraient être nécessaire pour la seconde phase de développement.

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