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Elodie Loisel, l'aidante

Publié le - - Femmes décideurs 2020

Ingénieure de formation, Elodie Loisel a mis à profit ses connaissances afin d'aider les enfants atteint de maladies chroniques et rares.

Ludocare est né il y a seulement trois ans, mais depuis, que de chemin parcouru. Elodie Loisel ainsi que ses deux autres associés, Thierry Basset et Alexandra De La Fontaine, n'ont de cesse d'améliorer Joe et Léo, leurs deux robots compagnons.

Des engins qui ont pour vocation d'aider les enfants porteurs de maladies chroniques ou rares dans leur prise médicamenteuse, de manière ludique. Quand nous avions interviewé Elodie Loisel en 2018, le produit n'était pas encore sur le marché. "Nous avions lancé des grands tests auprès des familles pour être sûr que le produit corresponde à leurs besoins du quotidien", se souvient l'ingénieure diplomée d'INP Grenoble doublé d'un master en biologie et instrumentation pour les sciences de la vie.

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Un allié du quotidien

Depuis, le prototype est devenu un vrai allié du quotidien pour les enfants comme pour les parents. "Depuis leur smartphone, les parents peuvent directement scanner les codes à barre de tous les médicaments de leur enfant. Au moment des traitements, le robot n'oublie jamais. Il va rappeler à l'enfant le moment des prises. Il va lui prononcer le nom des médicaments, lui rappeler la posologie et va le guider pas à pas, mimer lorsque cela est nécessaire. Si l'on est assidu, à la fin de la journée, il y a une petite récompense", raconte l'insatiable chef d'entreprise.

Des robots adoptés

La commercialisation a débuté en août 2019. Et depuis tout s'est enchainé. "Nous avons eu le marquage CE, les premiers résultats après six mois d'utilisation se sont avérés positifs avec de nettes améliorations tant au niveau de la santé des enfants qu'au niveau de la qualité de vie de ces familles. Certains parents nous rapportent que la dose des médicaments a été divisée par deux grâce à l'assiduité et une prise plus qualitative."

Le secteur médical s'est aussi emparé de cette nouvelle technologie puisque Joe et Léo sont devenus des dispositifs médicaux. "L'autre grand changement, c'est que l'on a été contacté par un certain nombre de grands hôpitaux qui souhaitent réaliser des essais cliniques pour prouver l'efficacité médicale du dispositif et donc nous avons trois études en ce moment. Une sur l'asthme, une autre sur la mucoviscidose et puis enfin, la dernière sur l'épilepsie", raconte Elodie Loisel.

Un développement à l'étranger ?

Enfin, tout récemment, une première mutuelle vient de prendre en charge le dispositif médical. La trentenaire, qui allie entrepreneuriat et vie de famille d'une main de fer dans un gant de velours, souhaite que ces études cliniques prouvent "l'utilité médicale et économique de sa solution" afin d'être pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles.

Elle ambitionne également de se développer à l'étranger dans des pays comme l'Allemagne par exemple, en avance sur ce sujet. L'avenir de Ludocare est toujours aussi prometteur.

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