AccueilEconomieEntreprise de la semaineElistair décolle en douceur

Elistair décolle en douceur

Elistair décolle en douceur
Photo Elistair - Drone capitif Elistair

EconomieEntreprise de la semaine Publié le ,

Créée au mois d’octobre 2014, la société lyonnaise Elistair, spécialisée dans les drones captifs, respecte scrupuleusement le plan de marché défini par ses deux fondateurs. Guilhem de Marliave, président, et Timothée Penet, directeur général, avaient en effet décidé de faire porter leurs efforts sur la R&D avant de réellement accélérer leur démarche commerciale. Deux ans plus tard la première étape est bien engagée, Elistair disposant d’une offre qui se différencie de la concurrence, et la seconde commence à porter ses fruits.« Nous n’allons pas communiquer sur les ventes que nous avons réalisées en 2015, car les chiffres ne sont pas significatifs. Mais nous sommes en forte progression et à fin 2016 nous pourrons présenter les premiers résultats de notre activité », explique le premier.


Elistair, dont l’activité est centrée sur la partie filaire du lien captif, c’est-à-dire sur les stations qui permettent d’alimenter les drones en continu par un micro-fil et de faire passer des données en continu et en toute sécurité, a livré ses premières stations au deuxième semestre 2015. Avant cela, l’entreprise a travaillé sur l’élaboration d’une offre attractive. « Nos produits sont assez flexibles et permettent de balayer les besoins de différents secteurs d’activités », précise-t-il. Ainsi Elistair propose une application adaptée à la surveillance long terme pour la gestion de crise (départ de feux de forêt, élément à risque, frontière…). Dans ce cas de figure le drone est déployé à 100 mètres de haut avec un capteur de vision jour et nuit. Le deuxième scénario retenu est celui des télécommunications. « Nous remplaçons alors la caméra par une balise 4G wifi, par exemple, et nous proposons ainsi un réseau temporaire pour faire face à un événement exceptionnel », indique Guilhem de Marliave.

Elistair propose également une solution pour le live d’événements sportifs, ou encore une application industrielle en milieu contraint. « Dans ce cas, nous apportons plutôt des garanties de sécurité et de productivité comme sur les aéroports de Paris, où la DGAC nous a autorisé à intervenir à trois reprises récemment. » Autant de solutions que la société lyonnaise, qui emploie désormais 7 personnes, décline déjà à travers le monde où sont réalisées 70 % de ses ventes.

Guilhem de Marliave : « Le marché en est à ses débuts. »

Qu’est-ce qui différencie vos produits de la concurrence ?

La performance tout d’abord. Sur un système d’alimentation filaire, la première difficulté technique est de pouvoir passer suffisamment de puissance avec des poids très faibles. Il faut arriver à réduire la taille et le poids pour aller vers des altitudes plus importantes et connecter des drones plus petits et plus légers. Sur ce point nous sommes vraiment uniques. La flexibilité ensuite, puisque nos solutions permettent de connecter des drones qui ne sont pas uniquement conçus pour des utilisations filaires.

Dans quels domaines vos produits vont-ils encore évoluer ?

Nous allons enrichir notre gamme de stations pour élargir nos horizons vers d’autres types de drones et répondre ainsi à d’autres types de demandes. Dans le même temps nous allons améliorer les performances. Aujourd’hui nos drones culminent à 100 mètres d’altitude, mais demain ils devraient aller jusqu’à 150 mètres et emporter des outils lourds.

Comment envisagez-vous l’avenir de votre marché à court terme ?

Le marché en est à ses débuts. Il commence à se structurer, mais celui du drone filaire reste assez particulier, bien qu’il corresponde à beaucoup d’attentes. Avec nos drones captifs, nous arrivons au bon moment, car les gens commencent à s’approprier cet outil et la limite d’autonomie reste un handicap sérieux et une véritable frontière.

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?