AccueilSociétéEdouard Chavannes, le plus grand sinologue des années 1900

Edouard Chavannes, le plus grand sinologue des années 1900

Emmanuel-Edouard Chavannes nait à Lyon le 5 octobre 1865.

ActualitéSociété Publié le ,

Issu d’une famille de protestants savoyards, émigrés en Suisse lors des guerres de religion, le garçon passe la majorité de son enfance chez sa grandmère, à Lausanne, avant de partir étudier au lycée de sa ville natale. Il s’embarque ensuite pour la capitale, afin de suivre les cours de l’Ecole Normale supérieure, dont il ressort brillamment diplômé. A l’âge de vingt ans, ce tout jeune agrégé de philosophie commence l’étude de la langue qui allait le passionner tout au long de sa vie : le chinois. Songeant alors à placer la philosophie sinophile au coeur même de ses recherches, il suit finalement l’avis de ses pairs, principalement celui d’Henri Cordier, en privilégiant l’étude de l’histoire du pays, jusqu’alors assez négligée par ses contemporains.

Point de réelle connaissance sans étude sur le terrain

Si Chavannes est un féru de littérature et d’essais scientifiques, il n’en demeure pas moins un homme désireux de connaître et d’expérimenter lui-même l’objet de ses enquêtes. Il est ainsi le premier à considérer que l’étude des ruines et des inscriptions doit compléter le travail sur les textes historiques. « En attendant cette ère nouvelle des investigations (les fouilles archéologiques méthodiques, ndlr), on peut dès maintenant rechercher et étudier les monuments qui sont accessibles à tous les voyageurs ; il est même surprenant qu’on ait attendu si longtemps pour entreprendre cette enquête », explique-t-il d’ailleurs dans l’avantpropos de Mission archéologique dans la Chine Septentrionale, publié en 1909. Ainsi, sur sa demande et grâce à l’appui de quelques amis, il obtient d’être envoyé à Pékin dès le commencement de l’année 1889, en qualité d’attaché libre à la Légation de France. Déjà bien initié à la langue chinoise, il s’attèle directement à la traduction du Yi Li, l’un des « Treize Classiques » de la dynastie des Song : une tâche difficile qu’il abandonne assez vite pour entreprendre, assisté d’un lettré chinois, la traduction des Mémoires historiques de Se-ma Ts’ien. Cette oeuvre gigantesque allait constituer le fil rouge de sa carrière…
.../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5096 du samedi 12 avril 2014

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?