AccueilSociétéEditorial - Une cloche sonne, sonne

Editorial - Une cloche sonne, sonne

Gageons que le samedi 1er août prochain, plus d’un sera surpris, voire pour les plus sensibles, inquiets, en entendant le tocsin sonner.

ActualitéSociété Publié le ,

En fait, il s’agira d’un rappel historique, pour commémorer le centième anniversaire de la déclaration de guerre, la Première Guerre mondiale, celle que Brassens préférait. Une guerre qui a commencé avec le tintement aigu et précipité du tocsin pour se terminer, cinquante-deux très longs mois après, au son du clairon… avec, entre-temps, des millions de lentes sonneries de glas. A tout prendre, on ne vous reprochera pas de préférer les envolées de cloches pour Pâques, baptêmes et mariages… En particulier dans notre région qui voit perdurer depuis plus de deux siècles, la fonderie de cloches Paccard, créée en 1796 par Antoine Paccard et qui en 1891 fabriqua la plus grosse cloche de France, la «Savoyarde » du Sacré-Coeur de Montmartre.
Toutes ces cloches ne nous laissent pas indifférent : elles appartiennent à la grande famille des média, de la communication, mais pas seulement car le mot fournit un bon fil d’Ariane de l’actualité. En effet, c’est bien une rivalité de clochers (de minarets ?) que cette interminable conflit venant de reprendre au Proche-Orient entre Israéliens et Palestiniens ; franchement, ne serait-il pas temps que la communauté internationale y mette un terme? Hélas, on imagine bien que ce n’est pas se contenter de sonner les cloches aux belligérants qui suffira.
Autre son de cloche : dans le peloton du Tour de France qui a traversé Rhône-Alpes la semaine dernière, ne figuraient plus les principaux favoris du départ, suite à toutes les chutes. Des chutes obligeant les coureurs concernés, comme Alberto Contador, victime d’une fracture du tibia, à quitter l’épreuve à cloche-pied. Vous me direz, cela n’arrive pas qu’aux cyclistes : notre préfet Jean-François Carenco (à qui l’on souhaite un prompt rétablissement) lui aussi s’est fracturé le genou.
Et puis, c’est l’été et il y a quelque chose qui cloche : les SDF, les « héritiers » des anciens clochards, vont connaître leur saison la plus difficile. On ne le répétera jamais assez, ce n’est pas en hiver qu’ils souffrent le plus, mais en été. Les associations caritatives peinent à faire passer le message.
Encore quelques-unes pour la route : servir des fromages (sous cloche bien sûr) qui ne sont pas fabriqués sur place, interdira-t-il aux restaurants concernés d’arborer le label « Fait maison » ? Le théâtre de Guignol envisage-t-il de reprogrammer, lorsqu’un maire prend un arrêté d’interdiction des expulsions sur sa commune ou quand le tribunal administratif juge cet arrêté illégal, le célèbre spectacle sur le déménagement à la cloche de bois ? Et puis, au musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon, envisage-t-on d’organiser une exposition sur les chapeaux-cloche ? Pour Pâques prochain bien sûr, quand elles reviennent de Rome.
Pas trop cloche cet édito ?

DT

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?