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Editorial - Sexy demain !

Tarare, l’industrieuse.

ActualitéSociété Publié le ,

Tarare, la travailleuse. Tarare, l’ouvrière. Les clichés ont la vie dure. Ils sont tenaces. Symboles d’une histoire aujourd’hui révolue. Comme l’illustre notre dossier pages 10 à 15, la cité rhodanienne a su rebondir après la géhenne liée à la crise du textile. En diversifiant ses activités, certes, les textiles devenant techniques. En redorant son blason surtout, grâce à l’impact positif de l’A89, positionnant la ville phare de la communauté de communes de l’Ouest rhodanien comme un carrefour stratégique, un territoire attractif et sexy pour des entreprises en quête de développement. Mais aussi en impulsant des projets d’ampleur. Ou comment soigner son territoire en édifiant un nouvel hôpital, injectant pour sa réalisation quelque 30 M€. Si des fleurons industriels, comme Gerflor, ou le brasseur Ninkasi font actuellement mousser Tarare, ces modèles économiques en plein essor constituent la preuve évidente que le passé, qui effectue un retour en force dans l’actualité, et l’avenir ont un destin commun. Et par synecdoque, qui dit textile, dit blouse. Réintroduire la blouse à l’école ? Le débat, qui n’a, convenons-en, jamais été éteint, semble retrouver une certaine vigueur. Des blouses comme impédiments pour la dictature des marques, prompte à anéantir toute velléité de faire cohabiter des êtres unis par la même soif de connaissances. Recréer du lien et tricoter des relations sans distinction vestimentaire. Avec pour finalité, d’aplanir toutes différences sociales. L’objectif est noble. Il est cependant taxé de « réac ». A l’instar de la chanson des Enfoirés, Toute la vie, signée Jean-Jacques Goldman, stigmatisée en tant que diatribe virulente à l’endroit d’une jeunesse désabusée, oisive et léthargique, comme en atteste la sentence « A vous de jouer, faudrait vous bouger » lancée comme un boomerang. L’auteur, icône des Restos du coeur, se défend d’opposer les générations et de brandir la pancarte du « C’était mieux avant ». Au contraire, « des jeunes qui demandent des comptes aux adultes, leur reprochant l’état du monde qu’ils leur laissent, me semble la moindre des choses. La chanson se termine par un message de confiance en l’avenir ». Une gifle pour les jusqu’auboutistes nostalgiques. Ou, si vous préférez, une fessée. A ce sujet, la France a subi l’ire de l’acrimonieux Conseil de l’Europe, qui, par le truchement du Comité européen des droits sociaux, fustige notre droit domestique qui ne dispose pas d’une législation suffisamment claire, contraignante et précise sur les châtiments corporels infligés aux enfants. Là encore, deux écoles semblent vouées à l’affrontement. Les pro et les anti. L’idée n’est, bien évidemment, pas de trancher ex abrupto en faveur des uns ou des autres. Instaurer un dialogue, voilà le défi. En gardant en mémoire, que ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le répéter.


L.O.

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