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Editorial - Notes à benêts

La fausse note, ce serait que vous ne puissiez lire cet éditorial pour cause de fin du monde, largement annoncée...

ActualitéSociété Publié le ,

On n’ose y croire et l’on s’interdit de forcer la note sur cette histoire beaucoup rebattue. En revanche, vous avez pu noter que l’agence Standard and Poor’s a offert aux Grecs un cadeau de Noël dont on imagine qu’ils n’en ont rien à faire, vu leurs conditions de vie extrêmement précaires : la notation du pays a été remontée de six crans. Ce qui ne les empêche pas, ces malheureux Hellènes, de continuer de payer la note, plutôt salée.
Note salée chez nous aussi avec les augmentations des prix de l’énergie, laissant l’impression désagréable que les distributeurs forcent un peu la note... Vous l’aurez compris, si en 1967, le monde entier pouvait se décrypter avec le mot cactus, merci Dutronc et Lanzmann, pour la semaine écoulée, le terme note peut jouer le même rôle. Pensez donc : à peine sort-on d’une pénible année 2012 où la petite musique commémorative, en Rhône-Alpes, nous a saturé de Rousseau (dont on sait combien ce fut un grand compositeur) et voilà que se profile pour 2013, le cinquantenaire de la disparition d’Edith Piaf, dont on imagine volontiers qu’il a été soigneusement noté : les notes (de musique) seront encore à l’honneur.
La mauvaise note, comme à l’habitude serait-on tenté d’écrire, elle est pour notre Premier ministre dont les instructions à ses ministres (ses notes de service), pas toujours bien notées par les intéressés, ne suffisent pas, semble-t-il, à donner une image de cohésion... sans que l’on puisse tout de même parler d’un gouvernement un peu minable... Mais cela se ressent tout de même dans ce qui sert de notations pour nos politiques, les sondages d’opinion.
Malgré tout, on a trouvé une bonne note à décerner en cette fin d’année, dont les fêtes sont une des composantes traditionnelles : ce sont un certain nombre d’entreprises de l’agro-alimentaire qui l’ont méritée, réussissant à hisser notre pays au deuxième rang mondial pour la production de caviar, avec 19 tonnes annuelles. Ainsi, notre ministre du Redressement productif aura une excuse toute trouvée pour ses interlocuteurs accablés par des plans sociaux, s’il est surpris en train de déguster une ou deux petites cuillerées d’oeufs d’esturgeon : « Il faut soutenir le made in France »...

D. T.

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