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Editorial - Merveilleux nuages

A l’inverse, le Mistral de Saint-Nazaire(1), lui, va renforcer les nuages qui obscurcissent les relations franco-russes.

ActualitéSociété Publié le ,

On veut parler bien sûr du porte-hélicoptères que notre pays ne veut plus livrer à la marine russe. Pour l’anecdote, les russes, sans rancune, ont choisi le nom de Sébastopol pour l’un des deux Mistral achetés : cette ville de Crimée qui, prise par les armées franco-anglaises, marque la défaite de l’armée russe en 1855… Les nuages, on l’aura compris, font l’actualité en ces jours où Météo France n’a plus à annoncer comme cet été un temps nuageux continuellement. Car en Islande aussi, les volcans refont parler d’eux avec leurs nuages sacrément gênants pour le trafic aérien. On avait déjà connu en 2010 cette situation, avec l’éruption de l’Eyjafjöll qui cloua les avions au sol en mars et avril. Nouvelle crainte aujourd’hui avec un volcan cousin au nom plus aisément prononçable, le Bardarbunga. Aux dernières nouvelles, les choses s’arrangeraient… Nuage encore, avec le stockage des données informatiques qui ne serait pas aussi verrouillé que les promoteurs de ces cloud-nuages nous l’avaient assuré ! On ne sait pas encore si dans le groupe des femmes, dont les images en simple appareil se sont retrouvées à disposition de tout un chacun, figure Madame Valérie, vous savez, elle qui est très discrète sur sa vie privée à l’Elysée ; quoique, entre se mettre à nu dans un livre et le faire au sens propre, il y a peut-être un fossé… En tout cas, plus que jamais, son compagnon d’alors ne peut plus être sur un petit nuage. Alors que les nuages s’amoncellent sur le front de la conjoncture, Lyon non plus n’échappe pas à la déferlante de nuages de toute sorte. C’est du Musée des Confluences que l’on veut parler, celui que le cabinet d’architecte Coop Himmelb(l)au… - n’allez pas imaginer qu’il s’agit d’un volcan islandais - a baptisé Cristal nuage. Il sera inauguré avant la fin de l’année promis-juré, après plus de dix ans d’attente. Baudelaire, qui fit une partie de ses études à Lyon, au lycée Ampère, apprécierait peut-être cette mode du mot nuage, lui qui, dans son poème L’Etranger, mettait en scène un homme énigmatique qui à sa famille, à ses amis, à sa patrie, à la beauté, à l’or et même à Dieu préfèrait « … les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… des merveilleux nuages ! »(2).


DT

(1) En 1969, c’était les vedettes de Cherbourg, elles aussi payées mais non livrées… (2) Petits poèmes en prose, 1869

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