AccueilSociétéEditorial - Les remous de l'histoire…

Editorial - Les remous de l'histoire…

La décision d’abandonner le paquebot italien a été prise 30 minutes après l’impact, mais les moyens de sauvetage pour les passagers et l’équipage étaient difficiles à mettre en oeuvre.

ActualitéSociété Publié le ,

Cependant, en dépit de toutes les difficultés, le nombre de victimes à déplorer fut moindre qu’on aurait pu l’estimer à première vue.
Surtout, comme souvent dans les catastrophes, maritime en l’occurrence, une belle histoire totalement improbable est venue apporter un petit rayon d’optimisme dans la noirceur pessimiste de la situation. Ce miracle lors du naufrage et dans les heures qui ont suivi, c’est celui de la jeune fille dont la cabine n° 52 était à quelques mètres de la zone d’impact, et qui a été retrouvée sur l’étrave en bonne santé, ayant de façon incompréhensible survécue au choc. Et le plus incroyable, c’est que cette jeune fille était l’enfant d’un des journalistes de radio qui relatait le naufrage en direct, sans savoir que sa fille était vivante : quel professionnalisme ! On imagine la réaction de ce journaliste, lorsqu’il apprit la nouvelle : un moment de radio appelé à devenir mémorable…
L’enquête qui a suivi le naufrage mit en évidence que les officiers, notamment, n’ont pas respecté les procédures appropriées et en particulier les consignes sur les règles de route à respecter.
Ce paquebot italien, vous en connaissez l’histoire et celle de son naufrage : ayant embarqué plus de 1 700 personnes à son bord, il avait été lancé à Gênes en juin 1951 et il a sombré le 25 juillet 1956 en plein Atlantique, cette catastrophe faisant quarante-six morts. L’Andrea Doria, puisque c’est de lui dont il s’agit, ne méritait-il pas que l’on rappelle son histoire au regard de l’actualité récente, plutôt que d’évoquer constamment le Titanic ?

D. T

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