AccueilSociétéEditorial - Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel…

Editorial - Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel…

A bien y réfléchir, il y a un côté absurde de planter dans nos salons un sapin pour célébrer Noël, la naissance de Jésus.

ActualitéSociété Publié le ,

Vous avez déjà vu des épicéas ou des Nordmann pousser en Palestine-Israël ? Ne serait-il pas plus judicieux d’opter pour… un arbre de Judée voire pour une autre espèce souvent évoquée dans la Bible : le cèdre du Liban (celuilà même utilisé à l’époque de Salomon pour construire le Temple), voire un sycomore, comme celui de Zachée… ou encore un olivier, à l’instar de ceux qui, à Gethsémani, rappellent le début de la passion du Christ. Rappellent, car il y a quelques temps, le verdict scientifique est tombé : les actuels oliviers du célèbre jardin datent de 1149.
Ah, les arbres, depuis toujours ils accompagnent l’espèce humaine, et encore aujourd’hui. Tenez : dans ce numéro même (page 17), Antonio Mafra relève avec beaucoup de justesse qu’alors même que les SDF ne trouvent pas d’hébergement pour la nuit, l’établissement lyonnais le plus emblématique d’assistance aux pauvres et indigents, l’Hôtel Dieu, hermétiquement fermé à tous, voit des dizaines (centaines ?) de milliers de mètres cubes… chauffés, pour éviter la dégradation du bâti. Serait-il donc impossible d’ouvrir une salle ou deux pour l’accueil de ceux qui ont un besoin vital d’hébergement ? On ajoutera que dans le même esprit, on pourrait planter dans les différents jardins… des arbres à pain, façon d’assurer le gîte et le couvert.
Les arbres, dans notre vie quotidienne toujours, avec ces mesures fiscales qui ne sont pas loin de nous faire grimper aux arbres justement, et qui sont en passe, vu le mouvement toujours ascendant des prélèvements obligatoires, de faire mentir le proverbe « les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel ».
Quant aux Egyptiens, après les résultats du référendum, vote auquel seul un tiers d’entre eux ont participé, peut-être s’interrogent-ils sur la nécessité de planter… un arbre de la liberté. On a envie de leur donner un conseil : ce serait peut-être plus prudent (car moins voyant) de choisir un bonzaï.
Et dans l’attente de l’issue des négociations entre patronat et syndicats, on se plaît à imaginer que pour faciliter l’accord, un esprit bienveillant leur offre, à l’africaine, un arbre à palabres. Un arbre différent bien sûr de celui dont se méfie notre président de la République redoutant de se coincer le doigt entre l’arbre Jean-Marc Ayrault et l’écorce Arnaud Montebourg.
Un voeu pour 2013 : que les arbres ne cachent pas la forêt, autrement dit que les mauvaises nouvelles, si souvent évoquées, n’obstruent pas notre vision au point que l’on ne voie plus les bonnes. Et il y en a, et elles sont (seront, espérons-le) nombreuses.

D. T.

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