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Editorial - Indissociables…

Indissociables, la cuillère et la fourchette, pour manger ? Pas tout à fait certes ; après tout, avant Henri III, les Français ignoraient l’usage de la fourchette.

ActualitéSociété Publié le ,

Mais reconnaissez quand même que la cuillère est plus adaptée pour consommer un potage et la fourchette bien pratique pour piquer sa viande ou son poisson.
Indissociables, le papier et le crayon, pour écrire ? Pas tout à fait certes ; après tout les Egyptiens d’il y a quelques millénaires usaient du papyrus et les Romains de stylets et de tablettes. Et avec l’épanouissement des nouvelles technologies, qui ne tape pas ses textes ? Mais reconnaissez en tout cas qu’il est difficile de noter avec un seul crayon et sans papier ou avec un papier si l’on n’a pas de quoi écrire.
Indissociables, la balle et la raquette pour jouer au tennis ? Pas tout à fait certes ; après tout, avec la seule balle et une main entraînée, il doit être possible à des Basques de jouer à quelque chose pouvant ressembler au tennis… Mais reconnaissez en tout cas que l’utilisation simultanée de la raquette et de la balle facilite les choses. Quant à jouer au tennis sans balle…
Indissociables, les trains et les rails, pour qu’un réseau ferré remplisse son rôle ? Pas tout à fait certes, n’en déplaise à George Stephenson ; et l’on pourrait envisager des locomotives aux roues à pneus (cela a existé entre les deux guerres mondiales, on les appelait « Michelines ») et les faire rouler sur routes à chaussée renforcée, mais convenez que le système roulant fer sur fer offre beaucoup d’avantages et qu’en tout cas, on ne peut imaginer un transport ferroviaire avec seulement des rails…
Indissociables, les portes et les fenêtres, pour les ouvertures sur l’extérieur d’un logement ? Pas tout à fait certes ; après tout, il existe des maisons dotées seulement de portes-fenêtres. En revanche, si l’on connaît des bâtiments de plusieurs étages sans escalier, on ne sache pas qu’il y ait le moindre exemple d’une maison avec seulement des fenêtres. Sauf peut-être chez Magritte ?
Indissociables, un père et une mère, pour qu’un enfant soit élevé dans les meilleures conditions possibles, qu’il se forme et se sociabilise par la présence quotidienne de ses deux « modèles » ? Pas tout à fait certes : malheureusement, à toutes les époques et dans toutes les parties du monde, il y eut et il y aura encore, hélas, des orphelins. Et dans certains cas, des orphelins élevés par deux grandes soeurs, mais plus rarement par deux grands frères. Mais reconnaissez que la solution optimale, c’est bien pour un enfant, même adopté, d’avoir un père et une mère.

D.T.

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