AccueilSociétéEditorial - Ils vont faire feu de tout bois…

Editorial - Ils vont faire feu de tout bois…

Même si, de façon totalement surréaliste, l’un des principaux candidats de l’élection présidentielle en mai prochain en France demeure virtuel, potentiel ou éventuel puisqu’il ne s’est pas déclaré… ce qui ne l’empêche pas de faire campagne tout en expliquant qu’il ne fait pas campagne mais son « job » de président… et que l’on peut parier à 1 000 contre un sans aucun risque qu’il sera candidat à sa réélection ; même avec une telle fausse incertitude, la campagne est bel et bien lancée.

ActualitéSociété Publié le ,

Et l’on en connaît quelques-uns (voire quelques-unes) qui vont… toucher du bois dans les semaines qui viennent. Comme le bois est redevenu tendance, on va donc céder à la tentation de tester les intentions des uns et des autres à l’aune d’une grille… en bois. Un Décalogue boisé présidentiel en quelque sorte.
Honneur au candidat présumé, le président sortant, dont le choix stratégique principal demeure le timing, le moment où il sortira du bois. Eva Joly, pour sa part, donne l’impression de conduire sa campagne de façon très personnelle, quasi dilettante un peu comme si au lieu « d’aller au charbon », elle allait, en fredonnant, se promener dans les bois… sans doute pour tester comme énergie de substitution au nucléaire le retour au charbon… de bois.
François Bayrou, de son côté, ne se débrouille pas trop mal dès lors que candidats UMP et PS sont trop occupés à se flinguer mutuellement : il marque des points en faisant flèche de tout bois. L’autre François, Hollande celui-ci, littéralement pilonné par l’UMP s’essaye à demeurer zen sans cependant rester de bois face aux attaques qui pleuvent de tous côtés. Son conseiller en matière de fiscalité, Michel Sapin, est bien placé pour l’aider…
Roulant les mécaniques, Marine Le Pen nous fait le remake des campagnes de son père : on va voir de quel bois elle se chauffe… Quant à Jean-Luc Mélenchon, son discours populiste et quasi démagogique, voire caricatural, confirme bien ce que l’on pensait du personnage : il est tout sauf du bois dont on fait les flûtes. Avec Nathalie Arthaud, pas de souci, on sait ce que l’on va entendre : la traditionnelle logorrhée troskyste qui s’apparente fort à une langue de bois.
Hervé Morin, lui, serait plutôt confronté à un problème de reconnaissance : c’est bien simple, qui serait capable de le reconnaître, lors d’une rencontre fortuite… au coin d’un bois ?
Christine Boutin (ou d’autres candidats anecdotiques) risque d’être obligée, si elle n’obtient pas 5 % des voix, de financer sa campagne. Gare aux risques de chèques en bois.
Enfin Dominique de Villepin le bravache, que l’on peut prévoir emporté dans sa campagne tel un hussard par sa monture lancée au triple galop, il pourrait redouter, le soir du premier tour et surtout le lendemain, une belle gueule de bois. A quoi mène l’ivresse du pouvoir…

D. T

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