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Editorial - Football : de pire… empire !

Intéressante, cette compétition de football baptisée Euro qui vient de se terminer ; intéressante même pour ceux qui n’apprécient guère ce sport surprenant : c’est vrai, si on leur donnait à chacun un ballon, aux joueurs, le calme régnerait sur les terrains avec de grosses économies pour les organisateurs (plus besoin de payer des arbitres) et l’éradication des débordements et autres comportements « hooliganistes », entraînant également l’économie de service d’ordre et de forces de police. Pour ceux donc qui ne voient guère d’intérêt à ces quatre-vingt dix longues minutes, voire même parfois cent vingt minutes, il reste cependant la possibilité de cogiter sur les pays dont l’équipe est sélectionnée ou pas , et d’en tirer des enseignements.

ActualitéSociété Publié le ,

Intéressante, cette compétition de football baptisée Euro qui vient de se terminer ; intéressante même pour ceux qui n’apprécient guère ce sport surprenant : c’est vrai, si on leur donnait à chacun un ballon, aux joueurs, le calme régnerait sur les terrains avec de grosses économies pour les organisateurs (plus besoin de payer des arbitres) et l’éradication des débordements et autres comportements « hooliganistes », entraînant également l’économie de service d’ordre et de forces de police.
Pour ceux donc qui ne voient guère d’intérêt à ces quatre-vingt dix longues minutes, voire même parfois cent vingt minutes, il reste cependant la possibilité de cogiter sur les pays dont l’équipe est sélectionnée ou pas , et d’en tirer des enseignements. Et pour l’édition 2012, nul doute que c’est du côté des empires – présents ou passés – qu’il convient de regarder.
Etonnant en effet, les huit pays dont les équipes ont joué la phase finale, à l’exception d’un seul, ont tous, à un moment ou à un autre de leur histoire, constitué un empire puissant : l’Allemagne avec le fameux Saint Empire Romain Germanique ; l’Italie avec l’empire romain ; l’Espagne avec Charles Quint (celui sur les terres duquel le soleil ne se couchait jamais) et ses successeurs jusqu’au XIXe siècle ; le Portugal aves ses colonies en Afrique, en Asie, en Amérique (les Brésiliens ne parlent-ils pas encore portugais ?), l’Angola et le Mozambique n’ayant été abandonnés qu’au XXe siècle ; la France qui a eu… quatre empires, rien que cela, deux coloniaux (aux XVIIe-XVIIIe, puis aux XIXe-XXe siècles) sans oublier ceux des Napoléons, le premier et le troisième ; l’Angleterre et son empire britannique avec sa mosaïque de dominions, colonies, protectorats et autres mandats ; la Grèce, il y a bien longtemps, dont les cités-colonies furent essaimées tout autour de la Méditerranée et de la mer Noire. Seule donc la République tchèque, parmi ces huit pays qualifiés pour la phase finale de l’Euro, n’a jamais briller dans l’histoire par un empire.
Deuxième réflexion : dans ce groupe de pays en phase finale, il manquait au moins deux pays qui furent de puissants empires : la Turquie et son empire byzantin puis ottoman ; et la Russie des tsars, puis celle des communistes.
La conclusion, empirique bien sûr, à en tirer, c’est que comme des empires, les équipes de football peuvent s’effondrer. Et sur ce plan, la France, tant du côté de ses nombreux empires que de celui de ses équipes récentes, en offre le meilleur exemple.

D.T.

Disparition : Alfred Delsart

Alfred Delsart vient de décéder à l’âge de 89 ans. Sa brillante carrière professionnelle d’homme de presse (on ne parlait pas encore de média) s’est, en très grande partie, déroulée au sein de la presse quotidienne régionale (PHR), Le Progrès surtout et le Dauphiné libéré, durant cette période d’après guerre où la PHR connut son âge d’or. C’est Alfred Delsart qui eut à mener à bien la constitution puis la direction d’une agence de presse régionale baptisée AIGLES (pour agence d’informations générales, locales, économiques et sportives), regroupant pas loin d’un demi-millier de journalistes issus des rédactions du Progrès, du Dauphiné libéré, de l’Echo-liberté, des Dernières heures lyonnaises, de La Tribune de Saint-Etienne… Créée en 1967, cette agence unique en son genre disparaîtra en 1979 lorsque le nouveau propriétaire du Progrès décida de rompre les accords le liant au Dauphiné libéré. A sa famille et en particulier à son fils Jean-Philippe Delsart, Le Tout Lyon présente ses condoléances attristées.

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