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Editorial - Faites sauter les banques !

Quasi sport national (analogue à certaines phases de jeu de rugby), la transmission de la patate chaude, ou le défaussement pour être moins trivial, demeure une valeur sûre du « système français».

ActualitéSociété Publié le ,

Il est vrai que l’exemple vient d’en haut, de l’Etat. On a connu dans le passé de superbes exemples de cette pratique! Souvenez-vous, 1968 et la création de la TVA. Un impôt non seulement indolore, en tout cas masqué, qui rapporte beaucoup aux caisses de l’Etat (plus de 50 % des recettes fiscales totales), mais qui de plus est collecté par les entreprises. Transformer les entreprises en percepteur avec les économies qui vont avec, en voilà une belle transmission de patate chaude.
Autre exemple encore plus récent, la décentralisation : on refile la charge de la construction et de l’entretien des collèges et lycées (c’était au début des années 1980) et puis on (c’est-à-dire l’Etat) ne compense pas financièrement l’intégralité de la charge transférée. Et cela continue puisque dans les sources d’économie du projet de budget pour 2014, il y a un abaissement de la dotation aux budgets des collectivités locales et territoriales.
Et puisque l’on évoque ce projet de budget pour 2014, encore une belle illustration de transmission de patate chaude ! C’est tellement plus facile de financer les déficits par l’augmentation des impôts et taxes (autrement dit passer la patate chaude aux contribuables) plutôt que de réduite les dépenses de l’Etat…
Du coup, le système fait tâche d’huile. Dans le secteur privé, un organisme bancaire, dont nous tairons charitablement le nom, a trouvé la formule pour faire du business avec ses clients… en refilant la patate chaude du démarchage aux clients ! Autrement dit, les clients des CSP élevées se voient proposer par téléphone un rendez-vous pour « optimiser leur épargne » – après tout pourquoi pas – avec un conseiller, le rendez-vous étant proposé… à l’agence de ladite banque ! Soyons encore une fois trivial : « Je veux ton fric, mais tu me l’apportes, je ne vais quand même pas me déplacer », c’est cela que cela veut dire. Après les commissions opaques des banques ; après leurs propositions mensongères («Doublez votre capital en 7 ans, nous vous le garantissons »), bien entendu non tenues ; après les montages Scellier foireux, le logement conservé ne trouvant pas de locataire ; après les emprunts toxiques ; après toutes les pratiques en tous genres, limites des organismes bancaires, on s’aperçoit que l’inventivité (néfaste) de nos chers… banquiers n’a toujours pas de borne.
Et après cela, ils s’étonneront d’avoir une mauvaise image dans l’opinion !

DT

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