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Editorial - Ener-gisant

Il vient de compléter son équipe, notre Premier ministre, et avec lui revient au pouvoir (du moins c’est l’idée qu’il veut en donner) le type d’homme politique E-NER-GI-QUE, qu’on se le dise.

ActualitéSociété Publié le ,

D’énergique à énergie, il n’y a qu’un pas que l’on fait volontiers pour désigner l’énergie comme mot de la semaine ; et ce d’autant que les agités du bocal « verts-écolo-anarcho-paysagistes » ont encore déchaîné les commentaires : on ne veut pas avoir de portefeuilles mais on vote la confiance au gouvernement… Et ces « verts-écolo-anarcho-paysagistes », dont la disparition (de la scène politique) ne nuirait en rien au maintien de leur très chère biodiversité, en ont des choses à dire sur l’énergie. Pas celle de Valls mais celle que l’on produit et consomme. Essayons de résumer pour comprendre.
Le nucléaire, c’est le grand Satan, Belzébuth, Lucifer, le Diable, le Malin… l’énergie démoniaque donc, fermez le ban.
Les charbons, de terre comme on disait autrefois, et de bois, ils sont catastrophiques pour la couche d’ozone avec le carbone qu’ils envoient dans l’atmosphère.
Pétrole et gaz naturel ne valent guère mieux, de toute façon, ils vont très vite s’épuiser et on sera le bec dans l’eau.
L’eau justement, qui permet de produire l’hydroélectricité, n’a pas non plus bonne presse chez nos « amis »… Paradoxalement, pourrait- on dire, alors que c’est la seule énergie renouvelable qui s’avère probante, représentant plus des ¾ de ce type d’énergie produite en France, merci la CNR. Sans elle, nul doute qu’on n’atteindrait pas les objectifs ambitieux fixés en matière de part des énergies renouvelables dans notre production d’énergie.
Malgré cela, à la fin des années 1980, « nos amis » ont fait capoter le projet de quatre barrages de Serre de la Fare, et en 1997, Dominique Voynet a bloqué l’achèvement de la liaison Rhin-Rhône. Cela nuisait à la qualité des paysages.
Les éoliennes aussi nuisent à la qualité du paysage, l’argument qu’elles faisaient tourner… le lait des vaches ayant été abandonné ; quant aux panneaux photovoltaïques, outre qu’eux aussi esquintent le paysage, ils viennent surtout de Chine et n’arrangent pas le solde de notre balance commerciale toujours déficitaire.
On l’aura compris, le modèle de production de l’énergie du futur il faut aller le chercher au… Mont Saint-Michel. Parce que l’avenir est un long passé ? Peut-être. Plus précisement, on veut parler de la célèbre roue-écureuil qui se meut grâce à de solides gaillards installés à l’intérieur (remarquez, pour respecter la sacro-sainte parité, on pourrait aussi y mettre des femmes) et qui en « marchant » font tourner la roue. Elle servait de grue, cette roue-écureuil, mais pourrait tout aussi bien transformer l’énergie humaine en électricité.
La roue-écureuil, c’est l’avenir donc, d’autant que c’est un superbe symbole : l’écureuil est un animal prévoyant qui stocke sa nourriture pour l’hiver… ou son argent dans les caisses d’épargne. Il pourrait donc servir de modèle à une gestion pertinente de nos besoins en énergie.

DT

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