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Editorial - Du libre arbitre...

Il n’y aura pas, en ce début novembre, que les hommes en noir des services funéraires en évidence (fête des morts oblige) mais aussi ceux des stades de football, puisque la période du 28 octobre au 6 novembre a été choisie pour organiser les journées de l’arbitrage.

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Ils ne savaient sans doute pas, les organisateurs de ces journées, que quelques jours auparavant, le président de la ligue professionnelle de football allait déchaîner une (petite) polémique en s’excusant auprès du président du P.S.G. du mauvais arbitrage lors du match Lens-P.S.G. De quoi apporter un peu plus de matière aux débats de ces journées de l’arbitrage, s’il en était besoin.
Tiens, au fait, un certain Bernard Tapie ne fut-il pas, il y a quelques années, largement impliqué dans le football professionnel, hissant un club français au sommet européen ; puis le temps passant, il devait renouer avec les arbitres, pas les hommes en noir, mais ceux en costume noir - cravate du tribunal arbitral qui, en 2008, le dédommagea dans l’affaire l’opposant au Crédit Lyonnais. On en reparle ces derniers jours, avec la vente de son yacht (44 M€) puis de son jet privé (16 M€), la décision arbitrale ayant été contestée.
Arbitres toujours dans l’actualité de la semaine, avec le tournoi de tennis de Paris-Bercy. Sport dans lequel les choses sont plus claires qu’au football, si les mots ont encore un sens : ils sont appelés juge-arbitres au tennis (et même juges de ligne). Et rarement contestés, eux, depuis que l’affreux jojo de McEnroe a quitté les courts, c’était en 1992.
Arbitrage encore, qui serait bien nécessaire, entre notre pays et la Russie à propos de la livraison du bâtiment de projection et de commandement (BPC), suspendue pour cause d’intervention russe en Ukraine. Aux dernières nouvelles, ce pourrait être pour novembre, cette livraison. Amusant tout de même que cette livraison, qui traîne en longueur, concerne un navire portant le nom d’un vent rapide (1)… Plus sérieusement, n’existe-t-il pas, à La Haye, une Cour permanente d’arbitrage dédiée depuis sa création en 1899 à la résolution de telles problématiques entre états ? A tout hasard, on en rappelle l’adresse à Laurent Fabius : Palais de la paix, Carnegieplein 2, 2517 KJ La Haye.
Quant à notre ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, face à ce qu’il considère comme un mauvais fonctionnement des tribunaux prud’homaux (procédures trop longues), il explore la piste… de l’arbitrage bien sûr ; on connaît bien cela en Rhône-Alpes : la Cour de cassation, dans un rapport de juin dernier le conseille, tout comme la direction du Trésor qui rappelle qu’entre 1996 et 2005, la cour d’appel de Grenoble a ordonné 700 médiations pour un taux de réussite de plus de 70 %.
Allez, une dernière pour la route : on la doit à l’université de la mode de Lyon, qui a invité récemment Anaïs Romand, chef-costumière pour le film consacré à Yves Saint Laurent sorti fin septembre. Yves Saint Laurent… l’arbitre des élégances bien sûr…

D.T.


(1) Ou celui de l’écrivain provençal dont on célèbre cette année le centenaire de la mort

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