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Editorial - Conjurer le syndrome de la feuille blanche

Les feuilles qui tombent, c’est de saison.

ActualitéSociété Publié le ,

Au reste le Grand Lyon l’a bien compris en se mettant dans l’air du temps : au parc de la Tête d’Or, la biennale d’art nature, la fête des feuilles si l’on préfère, propose jusqu’au 2 décembre un parcours artistique original.
Au-delà, tout se passe comme si l’actualité aussi se mettait à l’heure des feuilles qui tombent avec en premier lieu celle des impôts locaux qui encore plus qu’à l’habitude tutoient les sommets : sûr que le proverbe « les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel » est pris en défaut en la matière.
Et puis à Bordeaux, on imagine volontiers qu’un ancien président de la République a glissé un trèfle à quatre… feuilles avant de se rendre il y a quelques jours à la convocation d’un juge d’instruction enquêtant sur le financement d’une campagne électorale. Bordeaux dont le maire, un ancien Premier ministre, était contraint dans le même temps de jouer les pompiers pour éviter que l’incendie provoqué par des… feuilles d’émargement d’un scrutin ne nuise durablement à sa formation politique. Aux dernières nouvelles, rien n’y faisait, et les deux candidats à la fonction de président dudit parti politique demeuraient sourds aux appels à la raison, trivialement on dirait qu’ils étaient durs… de la feuille.
L’actualité internationale s’est mise aussi de la partie avec des habitants de la bande de Gaza tremblant comme… des feuilles sous les bombardements tandis que les soldats israéliens mobilisés commençaient de recevoir leur… feuille de route pour une éventuelle intervention en territoire palestinien.
Pour en revenir à Lyon, et toujours dans le même registre mais moins sombre, un bâtiment emblématique de la ville, le palais de justice historique, vient de retrouver une nouvelle jeunesse, la restauration permettant d’admirer de nouveau au sommet de ses vingt-quatre colonnes, les sculptures de… feuilles d’acanthe. On se croirait presque à Corinthe… Dans un tel contexte, on ne peut qu’aspirer au retour du printemps pour pouvoir de nouveau… effeuiller la marguerite de l’actualité.

D.T.

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