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Editorial - Clap de fin

Pas facile, le métier de président.

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Chez nous, comme ailleurs, d’ailleurs, et à toutes les époques. Steven Spielberg, entre autres, le rappelle avec son dernier film sur Abraham Lincoln. On l’admettra volontiers : mourir pour ses idées (en l’occurrence l’abolition de l’esclavage et le treizième amendement), d’accord, mais de mort lente... Et 56 ans, difficile de le nier, c’est quand même jeune pour passer de l’autre côté. Hasard des chiffres : chez nous aussi, un président est mort, assassiné, à 56 ans. Comme Lincoln, il était barbu, c’était en 1894, le 25 juin, à Lyon.
Sadi Carnot – sa fin dramatique ayant en partie éclipsé le reste de sa vie – était, ce que l’on ne sait pas toujours, quasiment un Rhônalpin d’adoption. Sortant de Polytechnique, puis de l’école des Ponts et Chaussées (major en 1863), Sadi Carnot fut nommé ingénieur en chef de ce que l’on n’appelait pas encore l’Equipement, en Haute-Savoie. Où il ne chôma pas. C’est en effet à lui que l’on doit la conception et la mise en oeuvre du système qui régule le niveau des eaux du lac d’Annecy, par des vannes installées sur la rivière Thion, dans la vieille ville. Un système permettant d’amortir l’effet des crues, mais aussi d’obtenir un niveau des eaux supérieur d’une vingtaine de centimètres à ce qu’il était auparavant et un débit beaucoup plus constant, avantage capital pour les usines utilisant la force motrice.
Sadi Carnot nous a laissé aussi ce pont impressionnant sur le Rhône, juste en amont du défilé de l’Ecluse, qui, en une arche de 40 mètres, franchit le fleuve et relie l’Ain à la Haute-Savoie. Et l’on aurait garde d’oublier que, dans sa première année de présidence de la République, le 7 octobre 1888, Sadi Carnot était en visite à Lyon et qu’un photographe anonyme a fixé pour l’éternité l’image de son cortège passant exactement (le long de la chambre de commerce) à l’endroit où, six ans plus tard, il sera assassiné.
Lincoln vient de faire l’objet d’un film, ce qui n’est pas le cas pour Sadi Carnot. Qu’attend Rhône-Alpes Cinéma pour inciter les scénaristes et metteurs en scène à se mettre au travail ?

D.T.

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