AccueilSociétéEditorial - Agriculture rhônalpine : un avenir à cultiver…

Editorial - Agriculture rhônalpine : un avenir à cultiver…

Certes, 90 000 hectares de surfaces agricoles ont disparu en Rhône-Alpes depuis dix ans, grignotés par l’urbanisation et les infrastructures de communication, mais l’agriculture ne manque pas de place pour s’exprimer, disposant d’un tiers de la superficie de la région en surface agricole utile (SAV).

ActualitéSociété Publié le ,

Un tiers du territoire régional, c’est 1,4 million d’hectares.
De quoi faire rêver les foules urbaines entassées dans les transports en commun aux heures de pointe, à raison d’un dixième de mètre carré par personne : les 74 000 agriculteurs actifs de Rhône-Alpes disposent chacun (on vous évite de faire la division) de 19 hectares environ, soit 100 000 fois plus que l’usager du métro.
Et pourtant le mouvement amorcé depuis des décennies de diminution du nombre d’exploitations agricoles se poursuit : en dix ans, un tiers a disparu ; en quarante ans, ce sont deux exploitations agricoles sur trois qui ont été rayées de la carte. Conséquence, la superficie moyenne des exploitations augmente, atteignant 37 hectares, et le nombre des grandes exploitations progresse légèrement.
Cette agriculture rhônalpine, dont le portrait vient d’être dressé par le récent recensement agricole, possède pour caractéristique de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Comprenez qu’elle est très diversifiée dans ses productions.
Autres caractéristiques de l’agriculture rhônalpine qui n’hésite pas à évoluer et à sortir des schémas traditionnels : Rhône-Alpes, de toutes les régions françaises, est celle où les exploitations commercialisant leurs produits en vente directe ou en circuit court sont les plus nombreuses. Première place également pour Rhône-Alpes pour le nombre d’exploitations engagées dans la filière bio. Un nombre d’exploitations qui a doublé en dix ans.
Il y a donc de l’avenir dans cette agriculture régionale… et des places à prendre car, vu le profil démographique des exploitants agricoles (18 % notamment ont plus de 60 ans), d’ici dix ans, il faudrait renouveler un tiers des responsables d’exploitation. Avis aux amateurs.

D. T

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