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Editorial - A la santé… de la prévention

Comme notre président de la République s’est rendu, cette semaine, à Londres, l’occasion nous est offerte d’une conversion à l’humour so british : ainsi, pour introduire quelques réflexions sur les problématiques de la santé en général, et de la prévention en particulier, on ne résiste pas à rappeler que « la vie est une maladie sexuellement transmissible, à 100 % mortelle »… Il n’est en effet pas de semaines sans que soit évoquée sous un angle ou sous un autre, la nécessité de la prévention en matière de santé, l’intérêt qu’il y aurait à prévenir plutôt que guérir, à manger cinq légumes par jour, à ne pas fumer, ne pas boire d’alcool, ne pas abuser du sucre, du sel, des corps gras, à faire de l’exercice physique (et pas seulement de la gymnastique intime…), bref à adopter une hygiène de vie avec au bout comme résultat, une longévité du tonnerre de Dieu et surtout une vieillesse en bonne santé (1).

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Comme notre président de la République s’est rendu, cette semaine, à Londres, l’occasion nous est offerte d’une conversion à l’humour so british : ainsi, pour introduire quelques réflexions sur les problématiques de la santé en général, et de la prévention en particulier, on ne résiste pas à rappeler que « la vie est une maladie sexuellement transmissible, à 100 % mortelle »…
Il n’est en effet pas de semaines sans que soit évoquée sous un angle ou sous un autre, la nécessité de la prévention en matière de santé, l’intérêt qu’il y aurait à prévenir plutôt que guérir, à manger cinq légumes par jour, à ne pas fumer, ne pas boire d’alcool, ne pas abuser du sucre, du sel, des corps gras, à faire de l’exercice physique (et pas seulement de la gymnastique intime…), bref à adopter une hygiène de vie avec au bout comme résultat, une longévité du tonnerre de Dieu et surtout une vieillesse en bonne santé (1). Cela amène quelques remarques.
La première de ces remarques, c’est que, et on ne sait pas si cela est dû à la prévention, jamais on n’a vécu aussi vieux avec une espérance de vie de 82 ans ; et que jamais la période de dépendance en fin de vie n’a été ainsi courte : elle était de 12 mois il y a 10 ans, de 9 mois aujourd’hui.
Deuxième remarque, toujours plus de prévention pourquoi pas, pour vivre encore plus vieux, re-pourquoi pas, mais pourquoi faire, cette longévité accrue ? Autrement dit, notre société est-elle adaptée, voire organisée pour donner une place aux très âgés ? Le simple fait qu’on les englobe dans une catégorie qualifiée horresco referens d’inactifs en dit déjà long…
Troisième remarque : contrairement à une idée reçue, une vigoureuse politique de prévention n’enrayerait en aucun cas l’explosion des dépenses sociales pour la raison très simple qu’elle déboucherait sur une augmentation de la durée de vie, donc de « consommation » médicale et cela d’autant plus que c’est en fin de vie qu’un individu nécessite le plus de soins (75 % des dépenses de santé sont mobilisées pour les plus de 60 ans). Nous voilà… prévenus sur la prévention…

D.T.


(1) Comme l’on nous abreuve de Rousseau en cette année 2012, on ne saurait passer sous silence (en pensant à l’alcool, aux cigarettes, au sucre et au beurre) un de ses propos : « Persuadé que tous les penchants naturels sont bons… il ne s’agit que d’en prévenir les abus ». Un message tricentenaire à tous les ayatollahs de l’hygiène de vie absolue…

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