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Editorial - A cheval sur les valeurs…

L’année 2012 sera chevaline ou ne sera pas.

ActualitéSociété Publié le ,

Non pas parce qu’en Chine, ce sera l’année du cheval : il faudra attendre 2014 pour cela (et même 2026 pour qu’il s’agisse de l’année du cheval de feu, celle qui revient tous les soixante ans). 2012, année du cheval donc, après 2011 elle aussi sous le signe du meilleur ami de l’homme. Ne célèbre t-on pas en ce moment le deux cent cinquantième anniversaire de la création de la première école vétérinaire par Claude Bourgelat à Lyon, grande rue de la Guillotière, école destinée à permettre une lutte plus effi cace contre les épizooties décimant les cheptels français, bovins et équins ? 2012, année du cheval enfin, car on commémorera les cent ans de l’achèvement du monument le plus excentrique des quarante et quelques milliers classés dans notre pays, le palais du facteur Cheval à Hauterives.
Les cailloux sur lesquels marchait le facteur Cheval lors de ses tournées pour distribuer à pied et sur une trentaine de kilomètres le courrier quotidiennement, étaient de ceux qu’on trouve, si l’on ose écrire, sous le sabot d’un cheval, comprenez à la vue et à la disposition de tous. L’intéressé n’a-il pas raconté qu’en avril 1879, lors d’une tournée, il trébucha sur une pierre, de forme curieuse, et la ramassa pour la conserver. On la retrouve dans le Palais sous le vocable bien adapté de « pierre d’achoppement ». Il reviendra sur les lieux, amassant au fil des mois et des années ce qui deviendra la matière première de son oeuvre.
On se plait à retenir dans cette oeuvre foisonnante, trois statues de grande taille baptisées les géants, et qui pour le familier des allégories, nous parle quelque peu de la situation économique mondiale que nous vivons : César, Vercingétorix et Archimède. César, sans nul doute vu sa brutalité (les mains tranchées des derniers défenseurs de la dernière citadelle gauloise Uxellodunum) et son manque de scrupules, s’apparente on ne peut plus justement aux manigances des marchés qui nous font jouer à qui perd (jamais eux) gagne. Vercingétorix et sa résistance, ne serait-ce pas Stéphane Hessel et tous les indignés des places d’Espagne, d’Egypte, de Tunisie. Quant à Archimède, c’est un peu l’élément rassurant. Car après tout, selon son principe, le corps qui connaît des hauts et des bas (dans l’eau) se stabilise grâce à la fameuse poussée de bas en haut…
Un peu comme ce qui se passe en ce moment sur les marchés. Peut-être, riposteront les grincheux ou les pessimistes, mais encore faudrait-il que le CAC, pour prendre cet exemple, ne se stabilise pas à 2 800 points.

D. T

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