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Economie - Pour un Grenelle de l’entrepreneuriat

Porté sur les fonts baptismaux le 1er janvier 2011, le statut d'entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL), qui permet de protéger une partie de son patrimoine en cas de faillite, n’a fi nalement séduit que 2 500 personnes au premier semestre 2011.

ActualitéSociété Publié le ,

Un échec pour Bercy qui annonçait, à grand renfort de messages enthousiastes, un avenir radieux pour ce nouveau statut appelé à révolutionner le paysage entrepreneurial français. Si le succès reste donc pour l’heure ultra-confidentiel, notamment si l’on prend le temps de le comparer aux 500 auto-entreprises créées chaque jour, il ne faut néanmoins pas en tirer de conclusions trop hâtives. Pour expliquer ce retard à l'allumage, Bercy ne manque pas d’arguments, invoquant les défauts de jeunesse du dispositif, à commencer par les difficultés d'accès au crédit bancaire, qui reste un point de passage obligé pour tout chef d’entreprise affichant de réelles ambitions de développement. L’autre défaut majeur, qui était d’ordre fiscal, a été levé par le Sénat, au mois de juin. Plus rien ne devrait donc entraver la montée en puissance de ce dispositif, dont l’ambition est de faire éclore une nouvelle génération d’entrepreneurs. Reste à savoir si la création d’un nouveau statut spécifique suffira à créer la dynamique entrepreneuriale derrière laquelle la France court depuis bien longtemps. Il est permis d’en douter. Plus que d’un statut, les créateurs d’entreprise ont sans doute besoin d’un environnement favorable à l’initiative et surtout à la montée en puissance de leur entreprise. Une réflexion menée autour des trois premières années de vie de l’entreprise, en concertation avec le Medef et la Cgpme, qui ont tout de même quelque légitimité à parler d’entrepreneuriat, ne serait certainement pas vaine. A quand un Grenelle de l’entrepreneuriat ?

J.D

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