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Economie - Les retombées économiques des pôles de compétitivité

Les résultats du 18e appel à projets du FUI-Régions viennent d’être annoncés.

ActualitéSociété Publié le ,

Sur soixantesept projets de R&D collaboratifs sélectionnés, vingt-deux sont issus de pôles de compétitivité rhônalpins. Des boosters pour les filières économiques locales et les PME qui en bénéficient.

Depuis la création des pôles de compétitivité en 2005, une multitude de projets et de financement leur ont été accordés. Axelera, dédié à la filière chimie, environnement et énergie, a labellisé deux-cents projets de R&D collaboratifs pour un financement global de 675 M€ à fin 2013. Lyonbiopôle, pôle de compétitivité à vocation mondiale, travaille sur les thématiques larges de la santé humaine et animale. Depuis 2005, cent-soixante-cinq projets ont été labellisés par le pôle pour un investissement de 733 M€, dont 300 M€ d’aides publiques. Avec une dizaine d’années de recul, que sont devenus ces projets et quel a été leur impact sur la vie économique locale ?
« Pour une PME, il y a forcément un avant et un après lorsqu’elle participe à un projet de R&D collaboratif, analyse Corinne Farace, déléguée générale de Techtera, qui se voit financer six projets pour un montant global de 13,6 M€ dans le cadre du 18e appel à projets du FUI-Régions. D’abord, les PME apprennent à se structurer, à travailler au sein d’un consortium, pour, au final, quelle que soit l’issue du projet, avoir des effets bénéfiques sur l’emploi et la montée en compétences globale de l’entreprise. Dans notre secteur du textile, la diversification a permis de conserver des emplois et parfois, de réintégrer de la valeur en rapatriant des savoir-faire sous-traités à l’étranger. » Sur le salon, Made in France qui se tiendra du 14 au 16 novembre à Paris, les pôles de compétitivité français présenteront leurs résultats et des produits. « Sur trente produits présentés, trois sont issus de projets collaboratifs initiés par Techtera, avance la déléguée générale. A titre d’exemple, Tipco a développé un matériau composite minéral anti-feu inséré dans le béton. Dragonskal est commercialisé par MIHB implantée dans l’Ain. »
Du côté de Lyonbiopôle, les résultats sont mesurés au plus près. « Parmi les indicateurs importants, on retrouve les publications scientifiques, affirme Claudia Chagneau, responsable des projets R&D à Lyonbiopôle. Cinqcent- dix articles scientifiques ont été publiés. Ils reconnaissent la qualité du travail scientifique des équipes. En ce qui concerne la santé, encore peu de produits sont sur le marché du fait du cycle de développement de médicaments de plus de dix ans. Nous totalisons toutefois vingt-et-un essais cliniques d’envergure chez l’homme. » Les retombées économiques sont aussi largement visibles pour Lyonbiopôle. Cent-cinquante-trois brevets ont été déposés. « Soit quasiment un par projet », note Claudia Chagneau. Environ quatre-cents emplois directs pérennes ont été créés au sein des entreprises adhérentes, selon le pôle. Surtout, quinze start-ups de biotechnologie ont déjà vu le jour grâce à ces projets de R&D collaboratifs.

Stéphanie Polette

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