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Economie - Le syndrome britannique

Allez, certes, nous n’y sommes pas encore et la France n’est pas la Grande-Bretagne, dont l’industrie automobile a sombré corps et biens, après avoir tenu une place considérable sur le vieux continent.

ActualitéSociété Publié le ,

Nous n’y sommes pas encore, mais le constat n’en reste pas moins inquiétant : l’industrie automobile française bat de l’aile dans l’Hexagone. Pour s’en convaincre, il suffit de se pencher sur les investissements engagés par les constructeurs au cours des dix dernières années. Le résultat est sans appel : une chute de 60 %. Désormais, le taux de couverture des importations de voitures neuves par les exportations atteint à peine 68 %.
Songez donc, en dix ans, les constructeurs ont réduit d’un tiers leur production de véhicules dans l’Hexagone à 2,23 millions d’unités l’an dernier, selon la dernière étude du Comité des constructeurs français. Dans le même temps, les effectifs ont dégringolé de 28 %. Le pire restant peut-être que, malgré les coupes claires dans les emplois, la production a décru davantage que les effectifs. Du coup, de nouveaux plans de réduction d’effectifs sont prévus chez PSA. La spirale infernale semble bel et bien engagée. Et rien ne laisse présager une inversion de cycle, puisque les principales responsables de cette détérioration ne sont pas les marques étrangères, les Renault Twingo, Clio, Dacia Sandero, Logan, Citroën C1, C3 Picasso et autres Peugeot 107, produites à l’étranger et dont les ventes ont été largement dopées par les aides d’Etat. A ce train là, on ne voit guère comment l’industrie automobile française pourra se maintenir… dans l’Hexagone.

J.D

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