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Economie - Le prix à payer

La révélation des résultats de l'étude lancée par le médiateur de l'énergie sur l'évolution des tarifs de l'électricité en France au cours des prochaines années a de quoi glacer les espoirs de plus d'un ménage hexagonal.

ActualitéSociété Publié le ,

Pensez donc, 30 % de plus sur la note d'électricité d'ici 2016. Ni le réchauffement planétaire, ni les hivers globalement plus doux n'y font : le coût de production grimpe et il faudra en assumer les conséquences. Si la nouvelle a de quoi inquiéter, elle s'explique pourtant. Tout d'abord, par le glissement progressif de notre production vers les énergies nouvelles. Certes moins nocives pour notre environnement, elles sont en revanche plus coûteuses à la production. Si nous voulons préserver notre atmosphère et celui des générations futures, il faudra en payer le prix. Mais plus encore, ce sont les travaux d'entretien et de rénovation de notre parc de production, aujourd'hui vieillissant, qui s'avèrent inflationnistes. « Quel que soit le mix énergétique retenu, des investissements importants sont à réaliser et leur coût se retrouvera dans les factures », affirme d'ailleurs le médiateur. A plus long terme, l'impact de la sortie progressive du nucléaire risque d'alourdir singulièrement la note. L'exemple allemand est à ce titre parfaitement instructif. Selon une information révélée par le groupe Siemens, nos voisins allemands devront débourser entre 1 400 et 1 700 milliards d'euros, d'ici à 2030, pour aller au bout de cette démarche. Quelques semaines plus tôt, l'électricien RWE avait, quant à lui, chiffré le coût de la sortie de l'atome à « seulement » 250 à 300 milliards d'euros. Quel que soit le bon décompte, la facture finale sera lourde.

J.D

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