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Economie - L'épargne clouée au pilori

Jamais dans l'histoire, les épargnants n'auront été soumis à une telle pression.

ActualitéSociété Publié le ,

En annonçant son intention de relever de 2 points la CSG sur les produits financiers, en complément de la hausse de 1,6 point du taux normal de TVA (à 21,2 %), pour financer la baisse de 13 milliards d'euros des cotisations patronales de la branche Famille, Nicolas Sarkozy a renié ses propos de candidat et mis à mal son engagement de ne pas augmenter les impôts durant son quinquennat. Il s'engage surtout dans une voie dangereuse et dont les conséquences pourraient être dramatiques pour l'économie hexagonale, car on est en droit de se demander, aujourd'hui, comment les Français vont bien pouvoir financer la croissance. En cinq ans, ce sont tout simplement 11 points de plus qui ont été appliqués à la taxation de l'épargne. La hausse de la CSG concernera, en effet, la quasi totalité des placements et donc tous les épargnants, les gros comme les petits, notamment les retraités aux revenus modestes qui vivent des revenus de leur épargne. Seuls, le livret A et le livret de Développement durable échapperont à la curée. N'en déplaise à ses partisans, sur l’ensemble de son mandat, Nicolas Sarkozy aura eu la main plus lourde que Lionel Jospin, alors Premier ministre, qui a seulement relevé la taxation des revenus du capital de 2,1 points pendant ses cinq années de cohabitation avec Jacques Chirac. Edifiant.

J.D

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