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Economie - Fabriquer français… et exporter

Au-delà des drames humains qu’engendrent les délocalisations et des dangers qu’elles font peser à terme sur l’économie française, l’exemple de Lejaby, qui fermera donc son usine d’Yssingeaux pour aller fabriquer toutes ses parures de lingerie dans un pays « low-cost », nous rappelle surtout, une fois de plus, qu’il ne suffit pas d’abaisser ses coûts de production pour être rentable.

ActualitéSociété Publié le ,

Les concurrents hexagonaux de Lejaby, et il en reste, en apportent chaque jour la preuve. La démonstration avancée par Alain Prost, le nouveau capitaine du navire Lejaby, qui fredonne inlassablement le refrain du manque de compétitivité de la fabrication française dans son secteur d’activité, se heurte à la réalité. Positionnée sur le même créneau, une marque comme Simone Pérèle a su s’adapter et continue de produire en France. Pas intégralement, certes, mais son site de production hexagonal, qui emploie 450 personnes à Orléans, est toujours actif et la rentabilité est encore au rendez-vous. Deux raisons à cela. Ces sociétés ont anticipé les évolutions du marché, et notamment le passage d’une distribution jusque-là concentrée chez des indépendants et passée, au fil du temps, en grandes surfaces et dans des chaînes spécialisées. La seconde, tout aussi importante, tient aux marchés visés. Lejaby n’a pas été capable de s’adresser à d’autres consommatrices. A l’inverse, certains de ses concurrents sont allés chercher leurs acheteuses en Asie, où le « made in France » garde encore du sens. Aujourd’hui, une marque comme Lise Charmel réalise 60 % de son chiffre d’affaires à l’export. CQFD.

J.D

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