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Economie - Exil cérébral

Récemment, j’interrogeais le fils d’un de mes amis cubains sur ses études : « Il me reste encore un an pour obtenir mon diplôme d’ingénieur.

ActualitéSociété Publié le ,

Mais j’hésite ». Devant mon étonnement, il rétorque : « Diplômé, je n’obtiendrai pas de visa pour sortir du pays. C’est la politique de lutte contre la fuite des cerveaux ». En France, la question ne se pose pas. Chaque année, des milliers de jeunes surdiplômés émigrent sous d’autres cieux dans une indifférence coupable. Le gouvernement préfère faire la chasse aux exilés fiscaux que lutter contre l’hémorragie des cerveaux. L’enseignement supérieur continue à former de futurs chômeurs sans questionner son corpus. Les entreprises ferment les yeux pour s’exonérer de leurs responsabilités. Au-delà du coût de la formation payée par le contribuable, le coût humain risque de nous revenir à la figure comme un boomerang. Damned. Encore un mot anglais enseigné à l’université française.


Antonio Mafra

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