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Economie - Classement Shanghai : Stabilité pour les universités lyonnaises

Chaque année à la même époque, l’ARWU, plus communément appelé « Classement Shanghai », rend son verdict.

ActualitéSociété Publié le ,

Même si la suprématie américaine reste incontestable, vingt-et-une universités françaises trouvent leur place dans le classement, la majorité d’entre elles se situant dans les 400 meilleures. La région Rhône-Alpes apporte son écot à ce classement puisque trois de ses universités sont répertoriées parmi les 200 meilleures mondiales : l’université Joseph Fourier (Grenoble 1), l’Université Claude Bernard Lyon 1 et l’Ecole Normale Supérieure (ENS) Lyon. Même si les deux présidents des universités lyonnaises s’accordent à dire qu’ils n’ont pas les yeux en permanence rivés sur le classement, ils reconnaissent une certaine fierté à y figurer. « C’est une vraie satisfaction que d’être face à de grosses machines, déclare Jean-François Pinton, le président de l’ENS Lyon, car nous sommes un petit établissement, au vu de notre taille et de notre budget. Le classement a le mérite de reconnaître la qualité du travail accompli et de valider notre position à l’international ». Même constat du côté de l’Université Claude Bernard, dont le président, François-Noël Gilly, estime que « c’est une vraie fierté, une reconnaissance de la spécificité des formations universitaires sachant allier enseignement et recherche ». Une satisfaction d’autant plus grande que cette dernière a enregistré une forte progression dans le classement par discipline, notamment en physique. Car le classement Shanghai n’est pas favorable aux universités françaises en général, les six critères de notation (étudiants et professeurs avec prix Nobel et médaille Fields, chercheurs les plus cités et répertoriés, nombre de publications dans les revues scientifiques Nature et Science) étant difficile à tenir. Alors, qu’est-ce qui fait la différence pour les deux universités lyonnaises ? « Notre fort taux d’encadrement de 600 chercheurs/ enseignants pour 2 000 étudiants », répond Jean-François Pinton. « Nous sommes la première université française pour le dépôt de brevets parmi les grands groupes industriels », conclut François-Noël Gilly.


Stéphanie Borg

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