AccueilEconomieEco-mobilité : Doctibike veut allonger la durée de vie des batteries

Eco-mobilité : Doctibike veut allonger la durée de vie des batteries

La société villeurbannaise Doctibike, positionnée sur l’entretien et la réparation des batteries dédiées à la mobilité douce, travaillera en étroite collaboration avec Screlec, spécialiste du recyclage des piles et batteries.
La start-up lyonnaise Doctobike et l'éco-organisme Screlec veulent allonger la durée de vie des batteries des vélos à assistance électrique.
© Screlec - La start-up lyonnaise Doctobike et l'éco-organisme Screlec veulent allonger la durée de vie des batteries des vélos à assistance électrique.

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En fédérant leurs réseaux autour d’une même ambition - l'éco-mobilité - Doctibike et Screlec entendent jouer de leurs complémentarités pour lutter contre l’explosion du nombre de batteries de vélos et de trottinettes électriques qui doivent désormais être recyclés chaque année.

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Déjà actrice de l’entretien et de la réparation de ces produits, la société villeurbannaise Doctibike compte sur l’éco-organisme pour franchir de nouveaux paliers dans l’allongement de leur durée de vie. Huit ans après sa création, Doctibike enregistre une montée exponentielle de son activité.

"Premièrement parce que les ventes de vélo à assistance électrique s’envolent et, deuxièmement, parce que nous avons progressivement élargi notre champ d’intervention aux trottinettes et aux motos à assistance électrique, expliquent Anne-Sophie Caistiker et Pierre Francisco, les co-fondateurs de l’entreprise. Mais avec le concours de Screlec, nous pouvons aller encore plus loin.»

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Doctibike et Screlec veulent limiter l’impact environnemental

Spécialisé dans la collecte et le recyclage des piles et batteries, l’éco-organisme a lancé sa filière e-mobilité, en 2020. En se rapprochant des acteurs de la réparation et du reconditionnement, il affiche de nouvelles ambitions.

"Nous avons mené une expérimentation de plusieurs mois au sein de l’atelier de Doctibike à Villeurbanne", explique Baptiste Planckaert, directeur des opérations de Screlec.

Un échantillon de 150 batteries destinées au recyclage a été réceptionné. Toutes ont été diagnostiquées, afin d’établir leur état de santé et d’émettre des préconisations quant au meilleur traitement à appliquer : la réparation, avec remplacement d’une pièce défectueuse à l’intérieur de la batterie, le reconditionnement par le remplacement des cellules d’énergie contenues dans la batterie, ou enfin le recyclage définitif.

Avant le recyclage, le réemploi des batteries

A l’issue de cette étude, Doctibike et Screlec ont constaté que 68 % des batteries pouvaient être réparées, tandis que 28 % pouvaient être reconditionnées. "Une part importante des cellules de ces batteries pourront donc continuer à être utilisées avant d’être recyclées, préservant ainsi les ressources et limitant l’impact environnemental", analyse Baptiste Planckaert. Screlec souhaite ainsi à terme intégrer une étape clé avant le recyclage, celle du réemploi – reconditionnement.

Pour accompagner ce mouvement, Doctibike prolongera sa propre montée en puissance. L’entreprise, qui emploie une vingtaine de personnes à Villeurbanne, a intégré le groupe Green Riders l’année dernière et vise le leadership européen sur son marché à l’horizon 2024.

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