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Duster : SUV grand teint au prix obstinément imbattable

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Duster : SUV grand teint au prix obstinément imbattable

Pourquoi le nier ? Il agace. Mais à la façon des illusionnistes dont les tours court-circuitent l'entendement. Carrure de baroudeur au tarif (inchangé) d'une citadine, le dernier modèle se paie des caméras qui « voient » derrière la colline.

« Plus Duster que jamais » psalmodient-ils chez Dacia. Le slogan a retenti pour la première fois à la mi-septembre 2017. En allemand. Au 67e Salon de Francfort, le nouveau SUV de la marque roumaine du groupe Renault figurait dans liste des « premières mondiales ». 270.000 exemplaires circulent en France et les ventes ne faiblissent pas.

Argentés, surdéveloppés, les skis de protection enrobent carrément les boucliers avant et arrière. Plus cintrée, plus chromée, la calandre donne au mufle des airs de Nissan Murano première génération. Ne pas s'en tenir là. Infailliblement identifiable dans la seconde pourtant de même longueur ( 4,34 m), il a quand même changé d'aspect, le Duster.

Le Design Dacia a fonctionné au rasoir, sûr. Mais pas tous les jours dans la zénitude. L'un des stylistes impliqués avait travaillé sur le premier Duster en 2010. Un Mongol, précise la petite histoire, à cheval sur les fondamentaux esthétiques du SUV roumain. Gardien du temple, il guettait les dérives.

Ainsi, les créatifs redessinèrent-ils « tous les éléments extérieurs » sans atteinte à la personnalité du sujet. Il en résulte un Duster extraverti. Perçu plus baroudeur, plus protecteur. Phares écartés jusqu'aux extrémités de la face avant, capot moteur plus horizontal, feux arrière carrés façon Jeep Wrangler, ceinture de caisse haussée, marchepied, éclatantes barres de toit.

A l'intérieur, tout saute aux yeux : la planche de bord réinventée, rectiligne, épurée ; les deux chics cadrans circulaires face au conducteur ; l'alignement des trois molettes de la clim' manipulables avec gants homologués Antarctique ; la brochette de touches piano affectées, entre autres, à l'allumage des caméras frontale et latérales.

Aux places avant, la convivialité a fait des bonds : assises allongées de 2 cm, dossiers approfondis. Raccourci, le levier de vitesses s'affirme « sport ». Droit devant, le pare-brise plus incliné a avancé sa base de 10 cm sur le compartiment moteur en générant un supplément d'espace perçu. A droite dans la planche de bord, un bac horizontal s'improvise vide-poche additionnel ; pas de couvercle, mais fond tapissé d'antidérapant. Sous la lunette arrière, le cache-bagages rigide dessine des creux rectangulaires pour le maintien au calme des objets baladeurs.

Clin d'œil du Duster 4x4 : sur la console centrale, la molette marquée « 2WD-AUTO-LOCK » rappelle que Dacia boxe dans le même club tout-terrain que Nissan.

De série ou disponibles, les nouvelles aides à la conduite incluent jusqu'aux caméras périphériques. Elles fouillent les angles morts en ville. Dans les montagnes russes, elles filment le versant que le conducteur ne voit pas.

Les moteurs ? Tous petits. Quatre cylindres entre 1.2 et 1.6, à essence ou diesel, ils développent de 90 à 125 ch. La mobilité qu'ils procurent tient dans la fourchette 12''9 - 10''4 au 0-100. Honorable. SUV définitivement grand teint, le Duster sidère comme jamais côté tarif : entre 11 900 et 20 650 €. Imbattable en proposant même une version GPL en 4x2 de 115 ch.

Michel Molame

Merveilleuse mais trop rare boîte EDC

Branché, arriviste, le Duster ne se satisfait plus de boîtes manuelles. Il s'approprie la transmission à double embrayage de Renault. Appellation : EDC pour Efficient Dual Clutch. La Mégane III l'avait inaugurée en 2010. A l'époque, Volkswagen occupait le terrain, les esprits aussi, avec sa DSG (Direct-Shift Gearbox) commercialisée depuis 2003.

Tardive, en un mot, l'EDC de Renault. Mais dans le Duster 2018 elle fait plus que distiller de l'agrément. Elle manifeste de la classe. Rapidité, zéro paresse, les rapports s'enclenchent sans rupture. Le summum au rétrogradage : le Duster diesel se prend pour une voiture de course. Au passage de 6 à 5, de 5 à 4 etc, vroum ! Gracieux coup de gaz intermédiaire. Pour l'heure, Dacia réserve l'EDC au Duster dCi 110 4x2. Dommage.




Michel MALHOMME
Journaliste

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