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DreamAway prépare son introduction en Bourse

Publié le - - Entreprise de la semaine

DreamAway prépare son introduction en Bourse
DR - Casque de réalité virtuelle sur la tête et manettes dans les mains, les joueurs sont plongés dans différents univers.

Le développeur et exploitant d'espaces de réalité virtuelle devrait entrer sur le marché Euronext Access en février 2020. L'entreprise lyonnaise souhaite ainsi gagner en notoriété et lever 4 à 5 M€ pour financer son développement en France et en Europe.

Le marché de la réalité virtuelle est en pleine effervescence. Grâce à une technologie mature et des contenus de qualité, l'expérience offerte se révèle tout simplement époustouflante et permet de séduire un large public. Aujourd'hui, une centaine de salles en France propose de vivre des immersions dans différents univers. « Il y a trois types d'acteurs sur le marché : les salles d'arcade très tournés vers les gamers, les espaces créés par les studios de production, et les exploitants-distributeurs de contenus de RV comme nous », explique Arthur de Choulot, président-fondateur de DreamAway.

Pour faire partie des acteurs qui s'imposeront dans le paysage, la société lyonnaise, créée en mars 2018, mise sur un développement rapide. « Trois ou quatre grands réseaux de RV devraient se partager un marché appelé à se consolider. Pour asseoir notre marque et ouvrir rapidement de nouvelles salles, nous avons choisi d'aller en Bourse », justifie Arthur de Choulot. En février ou mars 2020, DreamAway devrait donc s'introduire sur Euronext Access. Pour ce projet, l'entreprise est accompagnée par Louis Thanneberger. « Le marché financier est un accélérateur de croissance et permet de lever des capitaux pour se développer plus vite. La Bourse a tout son sens car DreamAway évolue dans un secteur d'activité très porteur. Entre 4 et 5 M€ devrait être levés grâce à cette opération », analyse le banquier d'affaires.

Dès l'an prochain, DreamAway, qui possède trois salles à Lyon, Clermont-Ferrand et Lille, va passer la vitesse supérieure. « Nous allons ouvrir une quinzaine de salles, dont au moins deux en propre sans doute à Marseille et Bordeaux. Les autres salles seront ouvertes sur le modèle de l'affiliation. Des espaces affilés vont d'ailleurs ouvrir prochainement à Aix-en-Provence et Rennes », fait savoir le président-fondateur. Fin 2020, l'entreprise amorcera une expansion européenne en s'implantant dans les grandes capitales.

« Nous avons un modèle duplicable et nous devons mettre en place un schéma de type industriel pour accroître notre rentabilité. Nous diffusons des contenus de studios de production, comme Ubisoft et Wanadev, avec des exclusivités géographiques. En contrepartie, nous versons des fees, avec dégressivité, sur les entrées enregistrées », expose Arthur de Choulot qui souhaite nouer de nouveaux partenariats avec des studios pour proposer des contenus originaux. L'équipe de DreamAway, une dizaine de personnes aujourd'hui, va également se structurer et s'étoffer.

En 2022, DreamAway prévoit de réaliser 10 M€ de chiffre d'affaires pour un Ebitda de 25 à 30 %. L'entreprise comptera alors une soixantaine d'espaces de RV, dont un tiers en propre.

Arthur de Choulot, président-fondateur de DreamAway : « Le loisir, la culture et la formation sont les trois piliers de notre offre »

Quelle est la clientèle des salles de réalité virtuelle ?

La clientèle de particuliers représente 55 % et la clientèle d'entreprises 45 %. Les particuliers viennent vivre un moment de divertissement et de convivialité lors d'aventures de 45 minutes accueillant jusqu'à 10 joueurs. Nous proposons une dizaine de scénarii que nous renouvelons tous les 4 à 6 mois. Du côté des entreprises, nous avons également reçu un écho favorable. Solvay, EDF, GL events, SNCF, la Caisse d'Epargne, Michelin… utilisent nos espaces pour leurs événements et team building. Pour nous adresser à d'autres publics, nous nous ouvrons à la culture à partir de janvier en proposant des visites virtuelles de musées et monuments historiques. Et à l'été, nos salles pourront recevoir des formations en secourisme, sécurité incendie…

Quel bilan faites-vous un peu plus d'un an après l'ouverture de votre salle lyonnaise ?

Nous avons reçu 15 000 joueurs, organisé 150 événements d'entreprise et enregistré 450 000 € de chiffre d'affaires. Nous sommes trop à l'étroit dans notre espace de 200 m2 du 6e arrondissement et allons déménager dans une surface de 500 m2. Nous pourrons ainsi mettre à disposition une salle de réunion et un espace restauration.

Quel est le modèle de développement des affiliés ?

Nous ciblons des agglomérations d'environ 150 000 habitants. Pour un affilié, l'ouverture d'une salle, de 200 à 400 m2 en centre-ville, représente entre 200 000 et 300 000 € d'investissement. Le chiffre d'affaires prévisionnel en première année s'élève à 350 000 € puis à 450 000 € l'année suivante.




Severine RENARD
Journaliste

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