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DPMR investit pour l'avenir

Contrôle de pièces techniques chez DPMR
Photo DR - Contrôle de pièces techniques chez DPMR

EconomieIndustrie Publié le ,

Avec ses 10 salariés pour 1,3 M€ de chiffre d’affaires, DPMR ressemble à bon nombre de petites PME industrielles de l’Hexagone. Fragilisée par la crise de l’été 2008, l’entreprise pilotée depuis 30 ans par Thierry Bellemain a vu sa dynamique stoppée et a été contrainte de revoir ses ambitions de développement à la baisse. « J’ai été obligé de stopper mes investissements », explique-t-il. Une décision difficile à prendre, mais sur laquelle il a pu enfin revenir cette année.
« Après trois années très compliquées entre 2012 et 2014, nous avons redressé la barre en 2015 et cette reprise s’est confirmée l’année dernière, poursuit Thierry Bellemain. Les marchés sont certes plus volatiles qu’avant la crise et je reste donc très prudent sur les perspectives d’avenir, mais j’ai décidé de relancer les investissements pour profiter de cette dynamique. » Un système de robotisation pour un centre d’usinage et un microscope de mesure sont donc venus enrichir son outil industriel au début de l’année.
Des matériels sophistiqués, car l’entreprise est spécialisée dans l’usinage de pièces techniques. DPMR dissimule en effet un savoir-faire reconnu chez les donneurs d’ordre du secteur médical, de l’électronique, de l’agroalimentaire et de l’aéronautique. « Il y a 10 ans, avant le début de la crise, le médical pesait à peine 20 % dans notre activité globale. Mais aujourd’hui, c’est incontestablement le principal moteur de notre développement, avec environ 70 % des commandes que nous traitons », explique-t-il.
Pour conforter ses positions dans le médical, Thierry Bellemain est allé chercher les certifications indispensables pour répondre aux exigences de ses donneurs d’ordre. « Nous produisons des pièces à forte valeur ajoutée technologique pour le compte de fabricants de matériels installés dans toute la France : prothèse, outillages de pose de prothèses… », précise-t-il.
En revanche, pour l’heure, DPMR n’est quasiment pas présent à l’international. Une absence qui pourrait ne pas durer cependant, puisque Thierry Bellemain a engagé une première démarche en direction de la Suisse. « C’est un pays sur lequel nous fondons des espoirs, confirme-t-il. Depuis deux ans, nous avons un commercial en alternance qui s’occupe de développer ce marché. » Dans le même temps, il participe à des salons pour aller à la rencontre d’éventuels nouveaux clients.

Jacques Donnay

DPMR fait une croix sur la Tunisie

Après avoir étudié la possibilité de créer une structure en Slovaquie, en Hongrie ou en Roumanie, Thierry Bellemain avait choisi d’installer une unité industrielle dans la banlieue de Tunis en juillet 2005, afin de répondre à la demande de clients en quête de pièces à bas coût. Baptisée DPMS, cette filiale n’a pas survécu à la crise politique qui a touché le pays en 2015. « Nous avons fermé et je n’ai pas essayé de conserver ces marchés », indique-t-il.

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