AccueilDossiersDominique Piron voudrait "du beaujolais nouveau sur les tables à Noël"

Dominique Piron voudrait "du beaujolais nouveau sur les tables à Noël"

Selon le président de l'Inter Beaujolais, le beaujolais doit dépasser l'esprit de fête et cette date du 19 novembre pour s'ancrer durablement comme un vignoble de référence.
Dominique Piron, président d'Inter Beaujolais, aimerait voir le "nouveau" s'installer sur les tables jusqu'à Noël.
DR - Dominique Piron, président d'Inter Beaujolais, aimerait voir le "nouveau" s'installer sur les tables jusqu'à Noël.

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Quel est l'état d'esprit des viticulteurs du Beaujolais ?

"Ce n'est pas en faisant grise ou en s'apitoyant sur notre sort que nous ferons avancer les choses. Il faut rester positif d'autant plus que, malgré certaines difficultés, nous avons maintenu un certain chiffre d'affaires grâce à un bon printemps/été. On note des variations économiques selon les domaines mais, globalement, les ventes à l'export, et celles en circuits classiques, nous envoient des signaux positifs malgré un contexte de baisse de la consommation, et notamment du rouge fonctionne bien.

Ce qui compense les annulations de salon et autres foires d'expositions. Je constate malgré tout que les structures qui possèdent un circuit de distribution via un agent commercial s'en sortent mieux. Pour autant, je note également une certaine réinvention sur notre territoire avec des domaines qui sortent de leurs caves pour aller au-devant des clients. Nous souhaitons que l'événement 2020 du Beaujolais Nouveau, qui s'avère forcément moins festif en raison des règles sanitaires, puisse perdurer au-delà de ce 19 novembre et s'inscrire pourquoi pas jusqu'en décembre en s'invitant sur les tables à Noël."

"On ne fait pas d'argent en vendant seulement son vin par internet"

La crise aurait-elle accélérée la mutation viti-vinicole du territoire ?

"Il y a certes des innovations dans la manière de vendre le vin avec certaines belles initiatives. Pour ma part, on ne fait pas d'argent en vendant seulement son vin par Internet. Je reste convaincu que ce que je nomme" le bugne à bugne" est primordial dans nos métiers de la terre. De bons produits agricoles et une vraie relation client forment une combinaison gagnante."

Le Beaujolais a-t-il perdu Lyon ?

"C'est vrai que les côtes-du-rhône ont conquis les tables lyonnaises il y a une cinquantaine d'année. Au fil du temps, le négoce du Beaujolais s'est plutôt tourné vers le nord, à Paris. Mais aujourd'hui, une nouvelle génération de consommateurs et de vignerons qui s'installent sur notre territoire tendent à renverser cette situation."

Retrouvez notre dossier "spécial Beaujolais"

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