AccueilSpectacle vivantDidon et Énée, remembered, une version underground un peu hors champ

Didon et Énée, remembered, une version underground un peu hors champ

Dans le cadre de son festival Vies et destins, l'Opéra de Lyon a choisi de donner à voir une version « remasterisée » de Didon et Énée, le seul opéra écrit par Purcell, surnommée Didon et Énée, remembered.
Didon et Énée, remembered, une version underground un peu hors champ
©Blandine-Soulage

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Au départ, le concept de David Marton, le metteur en scène, semble plutôt séduisant ; vouloir mêler ce chef d'oeuvre de concision (50 minutes) aux variations contemporaines de KalleKalima, jazzman finlandais, figure de la scène underground berlinoise.

Tout comme est finement pensé l'idée de deux archéologues, en l'espèce Junon et Jupiter, fouillant le plateau pour y découvrir des vestiges du XXIème siècle, un vieux mobile défoncé, une souris d'ordi abîmée...

En revanche, la circonspection s'impose sur l'usage du texte de Virgile qui dilue l'histoire davantage qu'il ne l'éclaire, et sur celui, immodéré, de la vidéo, qui gâche une partie du plaisir.

En effet, les choeurs sont le plus souvent filmés, tout comme certaines scènes majeures du livret, se déroulant hors champ ou dans un recoin du plateau, ainsi perd on une partie des tessitures, alors que Alix Le Saux, qui incarne Didon est formidable, tout comme ClaronMcFadden en Belinda.

À retenir également, l'impeccable direction de Pierre Bleuse, passant du registre baroque au contemporain avec une aisance toute naturelle. Reste que tout cela s'étire en longueur, au risque de perdre l'essence de la partition jusqu'à l'agacement d'une partie du public qui reste sur sa faim !

Opéra de Lyon, jusqu'au 30 mars, www.opera-lyon.com

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?