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Didier Wioland : un artisan de la paix

S’il déclare être né « par hasard » à Bitche, en Moselle, neuf mois après les événements de mai 68, le hasard n’est en rien responsable de la carrière dans la gendarmerie de Didier Wioland.

ActualitéSociété Publié le ,

Avec un arrière-grandpère, un père, un beau-père, un oncle et un beau-frère gendarmes, la voie était tracée. « Les dimanches en famille, les discussions étaient assez vives autour de l’actualité sécuritaire ! », évoque-t-il avec le sourire. Dès le collège, il suit ses études à l’établissement militaire de La Flèche. Attiré par l’enseignement, il tente sa chance à l’Ecole normale supérieure qui le recale. Qu’à cela ne tienne ! Didier Wioland est décidé à servir l’Etat et il intègre l’école militaire de Saint Cyr où il choisit d’emblée la gendarmerie. A sa sortie, il est affecté en escadron de gendarmerie mobile et assure, en 1995, la mission du rétablissement de l’ordre en Polynésie française contre les opposants à la reprise des essais nucléaires.
Puis il devient commandant de compagnies d’élèves gendarmes, une fonction qu’il assume avec beaucoup d’enthousiasme, parce qu’il trouve là le véritable sens de son métier. « Le gendarme, héros humble du quotidien et disponible pour les autres, doit faire preuve d’initiative face à l’événement et il incombe à ses chefs de lui donner les moyens d’accomplir ses missions. La gendarmerie est une force armée où il existe une concertation entre la hiérarchie et les subordonnés. » Lors du conflit des Balkans, il est le précurseur de l’enseignement linguistique au sein des écoles de sous-officiers de gendarmerie. Ensuite, à Colmar, il développe l’ensemble des accords bilatéraux de coopération en matière de sécurité intérieure qui traduisent concrètement les accords de Schengen. Comme son nom ne l’indique pas, Didier Wioland est un pacifiste. Il se lève le matin pour établir la paix sociale. Il fut qualifié, un jour, d’artisan de la paix. « Le plus beau compliment que j’ai reçu ! », avoue-t-il. A Lyon, il arrive avec l’ambition de faire en sorte que la population puisse travailler, circuler et vivre en sécurité. Comme en Autriche, où il vient de passer ses quatre dernières années. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5119 du samedi 20 septembre 2014

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