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Désobéir, la preuve par quatre !

le - - Spectacle vivant

Désobéir, la preuve par quatre !
Axelle de Russé - Désobéir, mise en scène et conception de Julie Berès

Montée en 2017 au théâtre de la Commune d'Aubervilliers, Désobéir a fait sensation en Avignon cet été. Il entame au TNP, dans la salle Jean Bouise, une tournée qui l'emmène aux quatre coins de France. Une pépite à découvrir d'urgence !

Désobéir, c'est un cri de rage ! Un cri de joie aussi ! Désobéir, c'est la pièce d'actualité N° 9 du dispositif mis en place depuis son arrivée à la tête du théâtre de la Commune d'Aubervilliers par Marie-José Malis, qui propose de monter des pièces à partir de témoignages récoltés auprès d'habitants.

Conçue par Julie Berès, écrit à six mains en collaboration avec Alice Zeniter et Kevin Keiss, Désobéir tisse la trame de quatre histoires, celles des quatre jeunes femmes réunies sur le plateau, Ava Baya, Lou-Adriana Bouziouane, Charmine Fariborzi et Séphora Pondi, toutes absolument formidables. Elles arrivent sur scène, tel un mini-escadron marchant d'un pas cadencé, presque militaire, avant de repartir et de revenir, et ce préambule installe directement l'ambiance. Elle sera électrique.

L'une des jeunes femmes, magnifique Ava Baya, porte le hijab, noir, et c'est elle qui donne le ton en racontant son histoire, passant du rire aux larmes. Plus tard, elle va rageusement se créer un puits de lumière en arrachant la moquette, dévoilant un sol doré, et se défaire de son voile.

Chacune à sa manière raconte ses frustrations, ses empêchements, ses révoltes. Charmine Fariborzi, danseuse de hip-hop spécialiste du popping apprivoise sa colère par la danse, Séphora Pondi raconte sa désillusion, après qu'un metteur en scène, qui l'a choisie pour jouer le rôle d'Agnès dans L'École des Femmes, revient sur sa décision, parce qu'elle est noire et que ça ne colle pas avec le propos... et embauche un « volontaire dans le public » pour dire le texte d'Arnolphe qui s'affiche en fond de scène.

Lou-Adriana Bouziouane se désespère d'être cataloguée systématiquement musulmane parce qu'elle est originaire de Turquie. Mais toutes les quatre débordent d'une énergie et d'une impétuosité communicative et décrassent les stéréotypes avec une fureur toute légitime !

TNP, jusqu'au 19 octobre, www.tnp-villeurbanne.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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