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Des feux de chantier aux bornes de gel hydroalcoolique, une entreprise innove face à la crise

Le groupe La Barrière Automatique (LBA) a déployé en milieu urbain des bornes d'hygiène des mains, sans contact et en libre-service. Une agilité industrielle pour l'entreprise de Limonest, qui ne compte pas s'arrêter là.
Des feux de chantier aux bornes de gel hydroalcoolique, une entreprise innove face à la crise
Une borne installée place Charles Béraudier

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La Barrière Automatique (30 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019, 150 collaborateurs) spécialiste dans la protection des sites par barrières, herses et bornes, a su répondre aux enjeux sanitaires révélés par la crise de la Covid-19.

LBA a pu déployer des bornes de distribution de gel hydroalcoolique, baptisées "Miss clean", dans plusieurs villes de France dont Lyon, en réemployant du matériel initialement prévu pour d'autres utilisations.

S'appuyer sur un stock existant

"Dès le début du confinement nous nous sommes posés la question de notre production car si nous avions des commandes, nos clients avaient stoppé leur activité. Nous avons alors réfléchi à des relais de croissance possibles et l'enjeu de l'hygiène nous a guidé vers la production ce ces bornes", explique Hélène Lorenzi-Hardouin, directrice générale adjointe du groupe LBA qui possède deux sites de fabrication à Limonest et Avignon.

Dès le mois de mars dernier, les équipes du service recherche et développement ont conçu un totem de distribution de gel hydroalcoolique, et gel bio sans alcool, sans contact et en libre-service. L'entreprise s'est appuyée sur un stock existant de bornes, initialement destinées à la fabrication de feux mobiles de signalisation.

Des milliers de bornes fabriqués chaque jour

"Ce type de contenant était facilement réutilisable. Nous y avons ajouté un système de capteurs infra-rouge pour une distribution sans contact ainsi qu'un contenant de 20 litres de gel, soit environ 15 000 doses. Aussi, ces bornes sont conçues pour durer et résister au vandalisme", précise la dirigeante.

Les collectivités ont été les premières à passer commande, bénéficiant de budgets d'innovation qu'elles peuvent mobiliser rapidement (dans la limite de 100 000 € d'investissement) et sans passer par un système classique d'appel d'offre. "Les territoires ont dû équiper tous leurs lieux de passage : métro, rues ou lycée, d'où la nécessité de produire rapidement et en masse". Plusieurs milliers de bornes sont ainsi fabriquées tous les jours.

"Se laver les mains doit devenir un geste élémentaire avec lequel nous allons devoir vivre", note Hélène Lorenzi-Hardouin. De quoi offrir de bonnes perspectives sur le long-terme au développement de ces bornes "Miss Clean".

Mais la dirigeante se projette déjà : "Le développement des villes intelligentes va nécessiter l'implantation de divers équipements comme pour le comptage et le contrôle d'accès des piétons dans certaines zones ou pour de nouveaux dispositifs d'alimentation électrique destinée aux forains".

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