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Des danses d'ici et d'ailleurs

Des danses d'ici et d'ailleurs

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« Les chorégraphes de cette saison viennent de France, Corée, Suède, Afrique du Sud, Colombie, Inde, États-Unis, Russie, Irlande, Tunisie, Espagne, Burkina Faso, Brésil... Ils nous parlent du monde dans lequel nous vivons au gré de leurs fictions, de leurs rêves, de leurs forces critiques » écrit Dominique Hervieu dans son édito.

On ne saurait si bien dire en feuilletant ce nouveau programme. Et la Maison de la danse n'a jamais si bien porté son nom de maison de toutes les danses. Du kuchipudi (une danse indienne assez proche du baratha-Nattyam) de Shantala Shivalingappa au flamenco de Eduardo Guerrero, en passant par la reprise du mythique Cabaret (créé à Lyon par Jérôme Savary, dans sa version française, faut il le rappeler?) ou celle de Rain d'Anne Teresa de Keersmaeker, pour ne citer que les plus marquants, toutes les esthétiques sont représentées.

36 compagnies venues de 18 pays différents, dont 14 inédites à la Maison de la danse, comme la troupe suédoise Circus Cirkör, Nacera Belaza (qu'on avait pu voir lors de la Biennale 2014), Vertedance, la compagnie tchèque la plus connue (paraît-il), Oona Doherty, jeune chorégraphe irlandaise accueillie en résidence pour une création lors de la prochaine biennale, ou encore Michelle Dorrance, étoile montante de la tap dance new-yorkaise.

Si elle fait la part belle aux découvertes, la maison de la danse n'oublie pas ses classiques. Ainsi, les amoureux. ses des tutus peuvent se réjouir de la venue du Yacobson Ballet et sa version de la Belle au bois dormant remontée par Jean-Guillaume Bart, ancien danseur du Ballet de l'Opéra de Paris. La compagnie Junior de l'Alvin Ailey dance theater revient avec l'incontournable Revelations et deux productions récentes alors que Philippe Decouflé retourne aux sources avec Nouvelles pièces courtes.

la Maison sens dessus dessous

« La femme est l'avenir de l'homme » a écrit Aragon. Women est le thème de cette nouvelle mouture d'un petit festival qui monte, qui monte, le bien nommé Sens dessus dessous. Maguy Marin figure en tête d'affiche avec sa nouvelle création, dont on sait seulement qu'elle est inspirée par Propaganda, une petit livre du neveu américain de Sigmund Freud, Edward Bernays. Tandis que Robyn Orlin, l'impertinente chorégraphe sud-africaine offre un solo à l'inoubliable performer Albert Ibokwe Khozo et que la compagnie Chatha présente sa dernière pièce, sans doute la plus belle de leur parcours, Narcose, un puissant voyage dans les limbes du vertige des profondeurs. À découvrir également Jann Gallois, (La) Horde, Nacera Belaza et Oona Doherty.
Festival Sens dessus dessous, 22 février au 5 mars.

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