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Dernier salto pour Yann Cucherat

dans la vie sur les tapis de sol de l’école gymnique de Jassans-Riottier, petite commune de l’Ain où ses parents sont entraîneurs.

ActualitéSociété Publié le ,

« Mes parents m’ont donné le goût et l’envie de la gymnastique, sans contrainte. Ils ne m’ont jamais poussé vers le haut niveau. Ils étaient, avant tout, soucieux de mon équilibre et de mon épanouissement. » La gym est alors plus qu’un loisir, c’est un plaisir. Il puise son bonheur en effectuant des saltos, rondades et autres vrilles et, très vite, il attrape le virus de la compétition. Il a du talent et il est perfectionniste. Après ses premières victoires départementales, tous les espoirs lui sont permis et son rêve devient celui de nombreux sportifs : participer aux Jeux Olympiques. Et pour cela, il est prêt à soutenir un rythme intense, sans répit. En sixième, il intègre le sport études à Lyon avec 25 heures d’entraînement hebdomadaires où il apprend les exigences d’une discipline austère. S’il doute parfois, il est entouré de personnes convaincues par ses aptitudes. Et surtout, il sait rebondir. « Je suis de ceux qui pensent que c’est grâce à l’échec qu’on avance et qu’on progresse. » Ce message, qu’il voudrait transmettre aux jeunes générations de gymnastes, est sa devise. Puis, il rencontre le Biélorusse Anatoli Vorontzov qui sera son maître, son coach, son guide, celui qui lui inculque sa passion et son savoir et qui l’accompagnera une grande partie de sa carrière. Malgré quelques déceptions, Yann Cucherat n’abandonne jamais. Cette obstination lui permet d’atteindre ses objectifs et de participer ainsi quatre fois aux Jeux Olympiques, de 2000 à 2012. Il obtient neuf médailles européennes, deux médailles mondiales aux barres parallèles et à la barre fixe et remporte la finale de la coupe du monde en 2008. Mais la grande victoire de sa carrière restera son premier titre européen à Milan en 2009 aux barres parallèles, sa spécialité. Pour Yann, elle a une saveur unique. « On est allé la chercher, cette médaille d’or. J’en avais assez d’être le Poulidor de la gym. Il y avait toujours un Slovène devant moi, il fallait franchir un nouveau cap. Alors, j’ai pris des risques et j’ai ajouté une difficulté inédite. Ce fut un grand moment ! » .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5072 du samedi 26 octobre 2013

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