AccueilEconomieEntreprise de la semaineDermscan : et pourquoi pas une ETI ?

Dermscan : et pourquoi pas une ETI ?

Dermscan : et pourquoi pas une ETI ?

EconomieEntreprise de la semaine Publié le ,

Elle n'a pas reçu le prix de l'entrepreneur de l'année par EY pour rien. Depuis 28 ans, Frédérique Girard-Ory poursuit inlassablement sa mission entrepreneuriale : celle de développer son groupe. « Il est indispensable d'avancer, de déployer son activité pour grandir et j'ai envie de développer et d'emmener mes collaborateurs dans cette aventure » explique-t-elle.

Et ces derniers lui sont plutôt fidèles, avec une moyenne d'ancienneté de 10 ans. « Nous évoluons dans un environnement dans lequel les relations client-fournisseurs s'établissent sur le long terme ». Une pérennité qui a de quoi, donc, rassurer ses principaux partenaires, des géants comme l'Oréal, Clarins, Sysley ou Lancaster, aux temps longs.

Présent hors des frontières avec ses filiales en Pologne, en Tunisie, à l'Île Maurice et en Thaïlande, Dermscan a un temps envisagé le marché nord-américain sans y donner suite pour le moment. « Le ticket d'entrée était trop cher pour l'implantation d'un laboratoire. On peut prétendre cependant un développement commercial dans un premier temps. Lorsqu'on s'implante dans un pays, il faut pouvoir trouver le bon partenaire, d'autant plus dans nos métiers, qui nécessitent des expertises pointues et souvent complexes ».

Evoquant un environnement normatif changeant dans le domaine cosmétique donc contraignant, opposable à celui plus stable du secteur pharmaceutique, la dirigeante pointe comme enjeu majeur celui de la pertinence des panels, pour le tests capillaires (soins cheveux, shampoing) et dermatologiques (anti-vieillissement, blanchiment de la peau, …). « C'est l'un des enjeux principaux. Il faut pouvoir constituer des panels significatifs pour que nos tests, qui portent sur des produits très élaborés et spécifiques, soient cohérents. Malheureusement en France, il reste difficile de mobiliser les personnes sur plusieurs semaines ».

Frédérique Girard-Ory
Fondatrice et dirigeante de Dermscan
« Se développer localement l'international »

En quoi l'environnement normatif est-il contraignant dans votre secteur ?

A l'échelon européen non mais en France c'est très compliqué ! Autant dans le secteur de la pharmacie, il subsiste une cohérence des normes dans le temps, autant dans la cosmétique la législation est changeante. Fin 2016, le gouvernement a sorti une loi datant de 2009, nécessitant que l'ensemble de nos tests passe au comité de protection des personnes. 70% de notre activité a ainsi été impactée et puis, du jour au lendemain cette loi a été suspendue… C

Comment pallier la difficulté à constituer des panels pertinents en France ?

Avec des demandes toujours plus précises sur les types de peau notamment sur lesquelles il faut tester les produits, et ceci, dans régions climatiques différentes, nous développons notre présence localement à l'international pour être finalement au plus près des profils demandés.

De quoi nourrir par là votre appétit de développement et pourquoi grossir vers une taille d'ETI ?

On y pense c'est vrai, même si le chemin est encore long. Avec 170 salariés (dont 100 en France et un chiffre d'affaires consolidé de 11 M€ , 611 000 € de résultats), nous pouvons néanmoins prétendre à augmenter en taille et en résultats par croissances externe et organique.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 15 janvier 2022

Journal du15 janvier 2022

Journal du 06 janvier 2022

Journal du06 janvier 2022

Journal du 01 janvier 2022

Journal du01 janvier 2022

Journal du 23 décembre 2021

Journal du23 décembre 2021

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?