AccueilIndustrieDepuis Vénissieux, Séché HealthCare se mobilise pour faire face à l'afflux de déchets médicaux

Depuis Vénissieux, Séché HealthCare se mobilise pour faire face à l'afflux de déchets médicaux

Dans la région, la filiale santé de Séché Environnement basée à Vénissieux a presque triplé le volume de collecte et de traitement des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
Depuis Vénissieux, Séché HealthCare se mobilise pour faire face à l'afflux de déchets médicaux
DR - Dans la région, 5 poids-lourds collectent 20h par jour les déchets d'activités de soins à risques infectieux.

EconomieIndustrie Publié le ,

La Covid-19 génère une augmentation importante des déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI). "Hors Covid, nous collectons 800 bacs de 660 litres par semaine. Au plus fort de la crise sanitaire, nous avons atteint 2 000 à 2 500 bacs/semaine et sommes aujourd'hui autour de 1 900 bacs/semaine", compare Nicolas Teisseyre, directeur commercial de l'agence de Vénissieux de Séché HealthCare.

L'entreprise, qui compte près de 400 clients en Rhône-Alpes, collecte les déchets médicaux (équipements de protection, seringues, matériels de soins...) des établissements hospitaliers, des Ehpad, des professions libérales de santé et même chez les patients en hospitalisation à domicile. "Les Hospices Civils de Lyon, les hôpitaux de Belleville, Vienne, Valence, Firminy, Montélimar… sont nos clients. Nous intervenons également dans le réseau des pharmacies avec 1 700 points de collecte", détaille Nicolas Teisseyre.

Une logistique revue

Face aux volumes colossaux à collecter, l'agence de Vénissieux, qui emploie une vingtaine de chauffeurs et six personnes pour l'exploitation et les obligations administratives, a revu sa logistique pour monter en puissance. "Le taux d'utilisation du matériel a été augmenté. Nos cinq poids-lourds roulent 20 heures par jour avec 2 à 3 chauffeurs qui se relaient au lieu de 12 heures par jour. Sept véhicules légers ont aussi été mobilisés", fait savoir le directeur.

Les camions, qui parcourent 120 à 200 km/jour, prennent ensuite la direction du centre de traitement de Trédi à Salaise-sur-Sanne. Cette autre filiale de Séché Environnement est spécialisée dans le traitement thermique d'un large éventail de déchets.

Valorisation énergétique des déchets

© DR / Le centre de traitement Trédi à Salaise-sur-Sanne incinère les DASRI et désinfecte les bacs.

Le site Trédi de Salaise-sur-Sanne, où travaillent 200 personnes, dispose de deux ascenseurs qui alimentent le four d'incinération des DASRI, puis d'une filière de désinfection des bacs. Une amplitude horaire élargie et le renfort d'équipes positionnées sur d'autres lignes ont permis d'absorber le surcroît d'activités.

Dans une logique d'économie circulaire, la chaleur dégagée lors de la combustion des déchets est valorisée sous forme de vapeur d'eau distribuée aux entreprises de la plateforme chimique de Roussillon.

Depuis novembre, le centre de traitement a mis en service un nouveau réseau permettant de tripler le volume de vapeur livré aux industriels qui l'utilisent comme fluide caloporteur dans leurs processus de production. Cette démarche évite à la plateforme chimique l'émission de 120 000 tonnes de CO2 par an.

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